x
ANNALES
PU
P RAND-COS
MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE, #1
PAR.
LES PROFESSEURS DE CET pastis |
OUVRAGE ORNE DE GRAVURES, "+
se A v t. à
»
* FA ie P Boa fa NA e Miis:
À PARIS, Md"
- CN LEVRAULT, SCHOELL rT CoxrAoxiE, LIBRAIRES , -— mu o di E à DE p SuINBE, S.-G E x Af STRASBOURG; CHEZ LEVRAUL Çer €.
AN xx p J
E # i . * Ses VE Sn ; Be 0 * * * € à > à
+ à T N i. : s À M Y, e Ü MN. " l ik m de 2% "+ us Scans T Lo E "m ya AA AC p. EA 3 : : À : à B- Fi Ai H di Eu Hj Ai. "E Fi
NOMS DES PROFESSE URS.
+ La Citoyens y Havy EE SA x
| Fautas-Sarnr-Foxe . Géologie, ou Histoire naturelle d
Fourcroy. ...... Chimie générale. - vete VAUQUELIN |... . Chimie des Arts. — DEsFoNTAINES, . , . . Botanique au Muséum. | A. L. JossigU. . i4 Botanique à la campagne. :
u Globs.e .
»
A. TuoviN . .. , . . Culture et naturalisation des S AN
GEOFFROY . . ...., Mammiféresetoiseaux ...... i E aa a in ire 8 M eTe coquilles, madré
Pl eita aa m
Portar nnrres Pa MINE de one :
$
5 ide - à FA &
Pv ye ^ p 9 PEDE m T2
vaa A res a o die E € Ds
s he
E "
^ :
E? i D M We à Deco $ e
CM Ms i r 5, ; Li . pu Wes
+ * ; " i ru en Y? di Ls À
QUATRIÉ
NOTICE HISTORIQUE
$ SUR
pg MUSEUM. i DHISTOIRE NATURELLE
Ka 4 UE PUIS SE mL ITI : on
"Mo $ IV. Depuis 1718 jusqu'en 1789. + qt
Pon OIRIER , devenu surintendantdu jardin des Plantes en sa qualité de premier médecin (1), n'eut pas le temps d'exercer les nouvelles fonctions attachées à sa place. Il mourut dix- , neuf joursaprès Fagon, le 39; mars A 18, avec la réputation à d'un homme RER d'un néd cin éclairé et "dun véritable ami des scienee A T
Le poste éminent qu'il laissoit vacant fut brigué par ` plusieurs médecins. L’ opinion publique y appeloit Chirac, qui, après avoir rempli avec. distinction une chaire dans l'université de Montpellier, avoit été attiré à Paris par le
; * jum TAa
: Ll E ”
á itta m nan
(1) Louis Poirier , de Richelieu dans le Poitou ,. dec de la faculté de - Paris en Mh, doyen en 1706, médecin de Louis XV avant qu'il fût roi, - *continua à soigner sa santé aprés son avénement aü trône, Dj ^x " ' l'estime publique” dt de. l'auachement de ses confrères, Mit: ide à
4. * e e vo e o
$^
è
2 ANNALES DU mÜshva
M vint ensuite à Paris M scheta une charge qui: lui donngit le oit
duc d'Orléans, régent, dont il étoit devenu le premier mé- decin; mais des raisons politiques ne-permirent pas à ce
: Skikk de confier à son médecin la santé du jeune roi. Il
nomma à cette place Dodart (1) qui avoit été premier mé- decin du dauphin père de Louis XV ; et pour dédommager Chirac , il lui donna l'administration du-jardin des Plantes
qui fut de nouveau détachée de la première place par une
déclaration du roi , en date du 31 mars'1718.. La nomina-
tion de ce nouvel administrateur fut l'objet d'une autre déclaration du.8 avril suivant , qui ne lui accordoit que le titre d'intendant , mais avec toutes les attributions et pré- rogatives dont jouissoit Fagon.
Le devoir d’historien nous force d dire que cette nomi- nation fut un malheur: pour l'établissement. Chirac (2) , en-
*
i D RUE Dodart , bádecin de la faculté. de OSEE en 1688, fut en 1708 médecin du duc de ARSY devenu dauphin en 1711. Cette fonction exercée par lui fut un titre pour parvenir à la première place qu'il b jasqu'en-1750. 11 étoit fils de Denis Dodart, médecin de la méme faculté et membre de l'académie des.sciences , auteur. des mémoires pour servir à l’histoire des plantes , et recommandable par un grand. travail sur la” transpiration animale, Tournefort avoit consacré à sa mémoire un nouveau qu de plante du Levant, qui est encore connu sous le nom de dodartia.
(2) + Chirac , md én 1650 à Posts dans le meat d'abord ecélé-
) ntpellier , qui T^ fit Sn à profession P Ye engagea à suivre la eine. çu docteur en 1682, et parvenu bientôt à une place de professeur dans la même: université , il se distingua dans l'enseignement , et attira beaucoup d'élèves: ensuite Mida. avet succès à la pratique. En 1692 il fat médecin de l'armée du Roussillon, Er il accompagna à: l'armée. d'Italie lc dui à
d'Orléans , et lui sanya le bras dangereusement affecté par süite d'un ;
dë pra- sut d " Fa x " e è " - ER
+
: 4 p'uisTOinE NATURELLE. | 3 tièrement livré à la pratique de la médecine dans laquelle il excelloit, faisoit moins de cas des sciences naturelles qu'il ne regardoit apparemment que comme des accessoires peu nécessaires. Loin de favoriser lejardin, il lui retrancha une partie des fondsassignés pour son entretien, dont il ne rendit jamais aucun compte. Par suite*de son caractère dur et im- périeux , il voulut asservirles professeurs etles diriger pour la forme 3 uad nature, l'heure et la durée de leurs leçons. |
tiquér , et t acad bientôt dabo cette ville une gr ande réputation. En 17 15 il suceéda à M. Homberg, médecin du due d'Orléans alors régent. L'aca- . démie des sciences l'admit dans son sein en 17165 et deux ans aprés il fut chargé de l'administration du jardin des Plantes. Il s'étoit proposé en 1720 pour aller traiter la peste de Marseille., mais son offre ne fut pas acceptée , et irois médecins de Montpellier , ces par lui, furent chargés de cette mis- sion honorable et périlleuse. Une académie de médecine étoit , selon lui, une institution utile qui manquoit à l’art de guérir, et dont il powo tier de grands avantages; il en forma le plan qui auroit été exécuté, si le régent qui. l'approuvoit ne fût mort en 1723. La méme idée reproduite depuis par Vicq- d'Azyren 1776 ,sous une aulre forme et dans une circonstance plus heu- reuse, eut ûn meilleur succès. Chivags deve: indépenda > liv . exclusivement à la pratique dans la ane NOE ence marquée sur ses confrères. En 1750 il fat nr pt. la voix publique à la place de premier médecin da roi; maisil n’en jouit pas assez pour avoir le temps d'établir son académie de médecine à laquelle il tenoit toujours, et il mourut en 1752. laissant pour son successeur , dans la place de premier médecin , Chicoisneau , professeur de Montpellier , qui avoit élé son élève, et qui, devenu son son gendre, . avoit été attiré par lui à la cour. Chirac avoit du mérite c comme savant et sur- tout comme médecin, quoiqu'il n'ait publié aucun ouvrage qui ré
réputation ; mais il avoit un caractère dur , entété et peu isant. Tenant Aio idées, il souffroit si. impatiemment ` les contradictions , quil t exiler deux des médecins de la faculté les : ius opposans à la création de
cape : de la faculté de Mont- pellier , p. Mee. - — minia l'académie des sciences „| année 1732, p. 120. e rs koi sede. soins da. os oe 2 pu. - oo è »
e À ANNALES DU MUSÉUM Contre la disposition du réglement du 28 avril 1729 (1), qui - spécifie que les seules personnes brévetées par leroi, pour- rontétre employées dans le jardin, il y placa un inspecteur tiré dela classe des artisans, qui troubla plusieurs fois les professeurs dans leur exercice, et qu'un ordre supérieurle forca enfin de renvoyer. Il vouloit que tout passát par 'ses. mains ou celles de son agent , et qu'aucune graine ou plante ne fùt donnée ou reçue que par son canal. Ces diverses in- novations occasionnèrent des retards dans la réception des. _objets, interrompirent les correspondances et excitèrent les. justes réclamations des professeurs. Antoine de Jussieu se: vit forcé, pendant quatre années de suite, de faire de ses propres deniers la dépense des engrais et instrumens de culture ,qui ne Jui fut j jamais remboursée. Le sous-démons- trateur Begpand de Jussieu, revenant d' analia en px si
Ls
$ 3 MISDOSgeT
i a) Ce réglement, rédigé par Chirac , fixoit les droits et les devoirs de: . Fintendant qui étoit autorisé à brio le nombre des leçons à faire; et: arrangement: des. emen daus la démonstration , et auquel les professeurs:
éLoient très ZR dtl fad.
geoit du peintre, tous les ans, 80 dessins de plantes
à commencér par les usuelles, avec injonction de ne dessiner bu gienteun rares: - ou curieuses'qu'à défaut des premières, Hl. défendoit au | de correspondre avec les étrangers autrement que d’après les | vues de lin
dant auquel seroient adressées les caisses ; qui ne pourroient être ouvertes qu'en: sa présence, et il assignoit un fonds de 1400 liv. pour les frais de ports et cor respondanec. Il enjoignoit aux professeurs de donner tous les ans au moins huit. feuilles d'i impression sur les matières qu’ils enseignoient , au choix et sous la direction de l'intendant , et spécifioit à ceux de botanique l'ordre particulier de travailler à Pa augmentation. du cabinet d'histoire naturelle , en y portant. toutes les raretés qui viendroient des pays étrangers dans les caisses de plantes $ ou autrement... eic. Un pareil réglement, dicté par le Nue deyoit- rester sans exécution , et en effet il ne fut pas observé. .…
* - -
D'HISTOIRE NATURELLE 5 fut aussi obligé de payer le transport de cent plantes vi- vantes qu'il en rapportoit pour le jardin. Cependant non- seulement un fonds de 2000 liv. étoit alors destiné pour les dépenses de culture, mais encore l'intendant avoit obtenu un supplément annuel de 1:00 liv. pour des frais extraor- dinaires dans lesquels étoient compris: ceux de ports et de correspondances. . NH fut difficile aux professeurs d'obtenir justice; Chirac jouissoit d'un grand crédit , et cecrédit fut encore augmenté par la place de premier médecin du roi qu'il obtinten 1730, après la mort de Dodart. Au lieu d'en user pour enrichir et améliorer l'établissement. confié à ses soins, il ne Pem- ploya que pour empêcher l'effet des réclamations des pro- fesseurs. « Les plantes étrangères , dit Fontenelle (1), samai- » grissoient dans des serres mal entretenues et qu'on lais- 9 soit tomber. Quand ces plantes avoient péri, on ne les » _renouveloit point; on ne réparoit pas méme les bréches » des murs de clóture, et de grands terrains. restoient en » friche; Les influences favorables-quine pouvoient venir » que d'en haut, manquoient absolument, et tout s'en res: » sentoit. Cependant les professeurs de botanique faisoient » toujours leurslecons avec la méme assiduité et d'autant » plus dezèle , que leur science, qui n'étoit plus soutenue » que par eux, en avoit plus de besoin. » Les autres parties de l'enseignement dans le jardin ; mn "éprouvoient pas autant d'obstacles de la part de l'inten- dant , aree que elles n SRE ni x même continuité de
` (1) Histoire de l'académie des sciences 1759, p. 77+ +
6 ANNALES DU MUSÉUM
relations avec lui, ni les mémes dépenses ; d'ailleurs, il en faisoit plus de cas, et lui-même avoit donné à Montpel- lier des leçons d'anatomie. .
Lorsqu’ il fut chargé de l'administration du jardin, cette science étoit encore professée par le célèbre Duverney , qui comptoit alors prés de quarante ans d'exercice, Dansles pre- miers temps, il démontroit lui-méme les parties qu'il avoit préparées; mais la foiblesse de sa poitrine (1) ne lui permit pas de remplir toujours cette fonction. « Un habile chi- » rurgien qu'il choisissoit, faisoit sous lui les démonstra- » tions, et il ne lui restoit plus queles discours dans lesquels » il avoit peine à se reufermer. C'est lui qui a le premier » enseigné dans ce lieu l'ostéologie et les maladies des os (2).
s
(1) bola. dans son dioi historique du poster Molin , plus connu sous - le nom de Dumoulin, rapporte que ce médecin remplaça , en l'année 1690 ou 1691 , le professeur d'anatomie du jardin royal qui étoit tombé malade , et fit le cours public avec la plus grande distinction , suivant le: Gigi dú chirurgien Malaval gai ayoit été du nombre des Ee Molin avoit alors moins de 26 ans, -
(2) Ces faits sont consignés dans son dloge fait par Fontenelle ( hist, de l'acad. des sciences , 3730, p. 128). Duverney avoit donné des leçons d'anatomie au i dauphin, fils „de Louis XIV, en derm d'un à auditoire Mad dont e
lloit it par ion assister à ses dissections ; ce qus De a consigne dans une de s ses salires. Son débit animé et ses Beine oratoires aítiroient , À ses leçons, les hommes qui « étudioient par état l'art de la déclamaatión „et Pon assure qu'il eut plusieurs fois pour auditeur Baron, célèbre ET 4 Les fatigues de son état lui causèrent un mal de E si violent qu'on lui crut
D'HISTOIRE NATURELLE. 7
Ce choix fait par le professeur semble prouver qu'à cette époque on n'avóit pas encore créé une place fixe de démons» trateur d'anatomie, et que les démonstrations furent succes- sivement confiées à divers chirurgiens qui les faisoient sans être attachés à l'établissement. Oii sera dès-lors moins sur- pris de ne pas avoir la liste chronélogique de ces démons- trateurs , et de ne trouver dans cette notice que quelques noms conservés par la traditions: ou coRsIgnés dans des ouvrages contemporains.
. Pierre Daverney\1), chirurgien. de eie frére di profes-
un ulcóte au poumon. II en revint cependant , bien résolu de se ménager davantage à l'avenir ; mais il soubla souvent sur ce point. Il disséqua beau- coup d'animaux: dont les descriptions sont insérées dans les premiers volumes de l'académie des sciences, etsur-tout dans l'histoire latine de cette aeadémie, s publice par Duhamel en 1701. On y retrouve celle de l'éléphant qu'il dissé- qua eu 1681, > €t dont le squelette est conservé dans la collection du Muséum. Quoique Duverney ait beaucoup travaillé , il a polie seulement , outre sés mémoires académiques, un traité sur P organe de l'ouie ie dont il. préparoit sur la fin une nouvelle édition qi pA pe petu avoit aussi un ouyrage sur les insectes qui exigeoit } | rerches et. d'observations, Plus infirme dans les dernières années de sa vie, et ne pouvant continuer ses leçons, il se fit remplacer par Winslow, l'un des premiers anatomistes de son temps. - L'académie dont il ne fréquentoit plus les assemblées, lui accorda Je titre et les droits de pensionnaire vétéran qui étoient bien dus à ses longs travaux. . n habitoit une petite maison isolée, située à l'extrémité du jardin des Plantes , du cóté de la riviére , et qui est marquée dans le plan figuré à la lète du pre- mier volume des Aiaka ; celte fien gan ses D RARES ont “toujours eu ^ la di
b. fs LAT
Vs Peudsoit. où l'on a gura un passage serais ques fait communi avec Yécole des plantes. (1) Nous l'avions indie € dans la troisième nolice comme neveu du pro-
v
x
*
. 8 ANNALES DU MUSÉUM seur, fut probablement le compagnon de ses premiers tra- . vaux, puisque l'académie des sciences l'admit dans son sein en 1781, comme anatomiste ; mais sa retraite de ce corps, en 1716, sans être conservé parmi les académiciens vété- rans, paroit prouver qu'il ne suivit pas toujours cette car- rière , et qu'il se livra plus exclusivement à la pratique de la chirurgie dans laquelle il étoit trés-versé.
Gigot, autre chirurgien de Paris (1) , mort en 1715, avoit fait les démonstrations d'anatomie au jardin des Plantes, suivant le témoignage de Devaux. On lit aussi , dans l'éloge de Lapeyronnie par Fontenelle (2), que ce chirurgien, déjà célébre à Montpellier, fut agrégé en 1715 au collége de
fesseur , mais les registres de l'école de chirurgie et l'index funereus chirur- gorum parisiensium , rédigé par Devaux, l'annoncent comme son frére. A prés avoir quitté l'académie en 1715, il abandonna aussi le séjour de Paris - en 1724, et mourut dans une province en 1728 , âgé de 78 ans. On n'a de lui qu'un petit nombre de mémoires sur diverses espèces d'hydropisie et sur les ovaires de quelques animaux ruminans; imprimés dans ] premiers volumes de l'académie. IL laissa un fils , Jaeques-Francois-Marie Duverney, qui fut déve du professeur i agrégé au collége de chirurgie en 1 751, et premier démonstrateur d'anatomie en titre au jardin des Plantes, Il y à eu encoreun médecin du méme nom , Maurice-Emmanuel Duverney , fils du professeur, - recu en 1716 à la faculté, désigné: dans ses diverses listes avec le titre de son survivancier; mais il ne paroît pas qu’il ait jatnais exercé la place ; on peut méme présumer qu'il n'a pas suivi la même partie , puisqu'il n'a pas été membre de l'académie des sciences.
(1) Nic. Maurit. Gigot filius , ampld bonarum artium supellectile: ins- tructus etnativá ac facili publicè dicendi |
je facultate præditus , sectiones ana- Lo : operationes in horti regii lectionibus ; medicorum scholis et anatomico chirurgor um. amphitheatro” fřejuenter monstpagit. Devaux ind. fun. chirurg. Paris. Penis el Sc (2) Histoire de l'académie des Sciences 1
FF
*
D'HISTOIRE NATUREL LE.
chirurgie de Paris, etchargé peu de temps aprésdes mêmes dé-
monstrations au jardin ; mais honoré bientôt dela confiance du roi quile nomma, en 1717, son premier chirurgien en sur- vivance , il fut obligé de renoncer à l'enseignement public. On voit figurer à-peu-prés dans le méme temps, comme démonstrateurs dans cet établissement, les chirurgiens Mar- tin, Arnaud et Poncelet (1) , dont le premier est mort en 1720, le second en 1723, et le troisième en 1726. Ils faisoient leurs démonstrations, tantôt au jardin des Plantes ou dans l'amphithéátre de chirurgie , tantót aux écoles de médecine oüle professeur , renouvellé lui-méme chaque année , choi- sissoit son démonstrateur dont les fonctions étoient. aussi passageres : ce changement annuel pouvoit bien étre usité également dans le jardin. Un des derniers coopérateurs de Duverney a été son neveu, fils du chirurgien, qui dans la suite est devenu le premier démonstrateur titulaire d'ana- tomie au jardin; mais aucune indication ne nous fait con- noitre s'il y a fait quelque Xin nen sime pendant la vie de son oncle. . adita
Duverney qui, — ses dernières années avoit chargé
Toce
(1) Mich. Bened. Martin filius , vir. litteratus , demonstrationes anato- micas et chirurgicas in societatis ipt dienu s et in onte regio gh cum laude fecerat. — Roland. Paul. Arnaud filius fi serió addictus , vix chirurgorur p jetati adscriptus, ad demons- érationes chirurgicas et anatomicas sectiones in medicorum aholis, socie- tatis amphitheatro ac præsertim in horto regio , per 27 annos perficiendas ,
acclamante auditorum coetu , in procinctu erat. — Jac. Poncelet ,parisinus,
f anatomi et chirurgicas in horta regio , in in medicorum scholis et in sut societatis o sæpè gesserat, Devaux ind. fun, chirurg. paris. de h, 3
10 ANNALES.DU.MUSÉUM
Winslow de faire les leçons pour lui, termina sa longue carrière en 1730, dans la 82.° année de son âge et la 51.* de son professorat.. Il eût été convenable de lui donnerpour . Successeur celui qui avoit rempli quelquefois: ses fonctions, et qui s’étoit fait un nom dans la science , Maisan desélèves deW inslow lui fut préféré par suite d'un arrangement partis culier. « Hunaud qui , de concert avec Duverney , avoit ob- » tenu auparavant de la cour l'agrément de cette place, ». lui succéda , âgé seulement de vin gt-huitans. Malgré une. » disproportion d'âge si marquée, et la circonstance encore » plus à craindre d'un prédécesseur si célèbre, il se fit une » réputation peu différente de celle que | Duverney y » avoit acquise. Bientôt ses démonstrations anatomiques » lui attirérent un si grand concours d’étudians, qu'ils » ne pouvoient tenir dans l’amphithéâtre où elles. se » faisoient. Il réunissoit aux qualités essentielles de son art b » une grande facilité de s'énoncer, et ces qualités extérieures » qui ne l'emportent que trop souvent sur les premières. » et qui n'avoient pas peu servi à concilier beaucoup de
» suffrages à son prédécesseur, (1) ». ;
Pendant que la chaire d'anatomie passoit à un nouveau professeur , un pareil cha Lavaithon ls L po
en 172* , mais forcé de s'absent "ae
le duc de Richelieu, -ambassadein: À Vienne’, devoirs d'académicien qu'en 1728. Son ardeur pour lanátomie- toit TR Somes, ilen embrassoit tontes les parties ; ct avoit fajt cependant une étude particulière de l'ostéologie et des maladies des 05. mc
-—
x
Elle étoit professée depuis 1710 par Geoffroy; qu'il suffit de.
u
D'HISTOIRE NATURELLE ii nonimer pour rappeler le souvenir d'un savant modeste et d'un maitre habile. Il avoit contribué aux progrès de cette science par l'heureuse invention de la table des affinités, qui présente dans une seule page les Tapports existans entré les principes constituans des corps, et qui explique les princi- paux phénoménes de leur analyse et de leur xécoim position, Pour ajouter un nouvel intérêt à ses leçens, il joignit à la chimie des instructions^sur la matière médicale qu'il a ran d'une manière supérieure dans son grand ouvrage,
l'un des meilleurs guides pour l'étude de cette partie inté- ressante de l'art de guérir. Personne ne pouvoit mieux que lui présenter auxélèves la série des expériences chimiques et celle des médicamens simples que la médecine emploie pour traiter les maladies. La liaison de ces deux sciences dans un méme coursétoit un moyen de plus pour compléter P'instruction , puisqu 'elle fournissoit l'occasion d' enseigner
la manière de réunir plusieurs médicamens pour fortifier . õu tempérer leur action. et t combattre la Leave plus
de succès. —— a
Ce professeur étoit étoit acum far Simon Boulduc qui rem- pins déjà, dans le siècle précédent, les fonctions de dé- monstrateur, et. dont le savoir est constaté par ses divers inémoires insérés dans le recueil de l'académie. Ce vieillard respectable, toujours animé d'un grand ele pour la science , mais affoibli par l’âge, termina sa carrière en 1729, laissant pour successeur de sa place et de ses talens, son fils Gilles- nue ri Ds š déjà: initié Popas rumen tinte "n
dee ^ px) oque, 33:
(1) Né à | Paris PUAT cu ph ien en végi miei dé Facadémië
en 1699 , premier apothicaire du roi en a] 12 , de la reine en 1755 , Bouldue * 2 * La s 21
12 ANNALES DU MUSÉUM
méme science, et qui avoit fait pour luiles démonstrations pendant les dernières années de sa vie. Geoffroy (1) ne lui survécut que deux ans, et mourut en 1721, regretté de ses amis qui étoient nombreux, de la faculté de médecine à la- quelle il avoit rendu de grands services pendant son décanût, et de ses élèves qui ne pouvoient trouver ailleurs une ins-
s x
sut allier les devoirs des places qu'il possédoit à la cour, avec ceux. d'acadé- micien. Il s'occupa beaucoup de diverses analyses d'eaux minérales et de pur- gatifs résineux ou salins, Son ami Grosse, savant chimiste allemand, qu’il logea chez lui pendant les trente dernières années de sa vie, le secondoit dans se3 travaux. + (1) Son fils Etienne-Louis Geoffroy , reçu à la faculté en 1748, s'est partagé entre Ja pratique de la médecine dans laquelle il à acquis une grande répu- tation, et l'étude de quelques parties de l'histoire naturelle, sur-tout de Ta Zoologie. Son Histoire des insectes des environs de Paris, l’un des ouvrages d'entomologie les plus estimés, présente une bonne méthode de distribution et des genres très-naturels. Dans un autre ouvrage sur les coquilles fluviatiles et terrestres des mêmes environs , il a fondé ses caractères sur l'organisation des animaux. et non sur la forme de leur enveloppe. Son Hygiène en vers latins annonce son savoir dans cette partie et són goût pour la belle latinité, Dans ses momens de loisir il a rédigé en latin , sur toutes les maladies ; un grand onvrage qui w’a pasencore paru. Enfin , après cinquante ans de pratique, Asst retiré dans une campagne où maintenant il se délasse en soignant un petit jardin de botanique. Il ne peut cependant refuser ses conseils aux culti- valeurs du voisinage, et dans sa retraite il a composé pour leur utilité un manuel de médecine-pratique destiné à l'instruction des officiers de santé ré pandus dans les campagnes. Unde ses fils ( René-Claude Geoffroy ) suit à Paris H vec succes la carrière dela médecine , après avoir voyagé au Sénégal et à Saint. Domingue où il a fait des recherches sur l’histoire naturelle, et des collections précieuses. Les galeries du Muséum renferment plusieurs objets rareset même uniques donnés par lui. Ainsi le goût des sciences est héréditaire dans cette famille, et l'histoire naturelle qui lui doit beaucoup , peut eucoreespérer d'elle de nouyeaux services, > "
*
^ è
DHISTOIRE NATURELLE. 13
trüction plus solide. Sa place fut donnée à Louis Lemery (1) qui avoit déjà fait pour Saint-Yon les lecons en1707. Plus jeune que Geoffroy de quelques années seulement, il étoit cependant son ancien dans la faculté de médecine, et il avoit été reçu avec lui en 1699 à l'académie en qualité de chimiste. Fils d'un savant illustre dans la méme partie, digne de porter le méme nom, i] jouissoit depuis long-temps d'une grande réputation , et personne ne pouvoit, mieux que Jui, diminuer les regrets de la perte de son prédécesseur. Aubriet dessinoit toujours les plantes du jardin et va- quoit à ce travail avec le même zèle et le même talent. Les cultures étoient surveillées par Bernard de Jussieu , de qui le jardinier nommé Saintard recevoit les ordres directs, et qui en sa qualité de sous-démonstrateur avoit succédé aux diverses fonctions deson prédécesseur Vaillant. Il avoit aussi - eu la garde du droguier qui commengoit à prendre le nom -de cabinet d'histoire naturelle, comme on le voit dans le texte du réglement de 1729, et qu'il avoit, enrichi de plu-
quum: cat
* (1) Louis Lemery, né à Paris en 1677, docteur dela faculté en 1798, étoit fils du fameux Nicolas Lemery , auteur du cours de chimie , traduit en plu- sieurs langues, de la pharmacopée universelle , du traité nniversel desdrogues, etc. « qui le premier , dit Fontenelle, dissipa les ténèbres naturelles et affectées de » la chimie, qui la réduisit à des idées plus nettes et plus simples, qui abolit » Ja barbarie inutile de son langage , et ne promit de sa part que ce qu'il la » connoissoit capable d'exécuter. » ( Hist. de l'acad. 1715, p.76.) Son fils fat un de ses meilleurs élèves. Il donna à l'académie plus de quarante mé- moires sur le fer , le nitre et autres sels , sur les analyses végétales et animales, sur l'origine des monstres , etc. Il avoit aussi publié en 1702 un traité des ali- mens, ouvrage estimé. Quoiqu'il selivrát aux travaux chimiques, il se dis- tíngua aussi dans la pratique de Ja médecine, et fut pendant trente-trois ans médecin de l'Hôtel-Dieu, Pest x l
i 14. ANNALES DU MUSÉUM sieurs acquisitions précieuses. Cependant Chirac lui retira cette garde pour la confier, d'abord à Demours qui est de- venu depuis un célèbre médecin oculiste, ensuite au médecin Noguez qui laissa bientôt cette fonction vacante en allant voyager dans les pays étrangers. ` HOY Tel étoit, en 1752 , l'état dá jardin, lorsque Chirac mourutle 1." marsde cette année, éstimé comme médecin ; mais peu regretté comme administrateur d'un établisse- ment qu'il avoit laissé dépérir. IF n'avoit joui que quinze nois du titre de premier médecin, mais ce temps lui suffit pour préparer à Chicoisneau , son gendre; les moyens de parvenir, aprés lui, à la même place. Celui-ci ne put pas succéder également à l'administration du jardin. On avoit reconnu l'inconvénient de confier cette direction au premier médecin qni devoit être perpétuellement détourné par d'autres fonctions plus importantes. En rappelant le passé ; on se souvenoit que parmi ceux qui avoient réuni ces deux fonetions , Bouvard avoit eu presque le seul mérite de seconder le zèle du fondateur Labrosse ; que Vautier ,
Vallot et Daquin avoient été des administrateurs infidèles ou peu affectionnés à l'établissement. Fagon qui aimoit le lien où il étoit né et les sciences qu'on y professoit , l'avoit favo- risé de tous ses moyens ; mais son successeur avoit détruit le bien opéré avec tant de persévérance. Ainsi depuis la fondation, un seul surintendant avoit administré avec sa- gesse et distinction un établissement qui exigeoit une sur-
veillance active et des soins assidus.
La direction du jardin fut donc jugée digne d'unc atten- tion particulière et soutenue ; on la détacha pour toujours de la place de pre médecin, et le roi la confia » sous le
e de
DHISTOIRE NATURELLE. 15 nom d'intendance, à Dufay (1), membre de l'Académie, amateur éclairé qui possédoit assez les sciences mathéma- tiques et physiques pour donner dans chacune des mémoires dignes d’être présentés au public. Avec ce goût général, il convenoit mieux à la place qui lui étoit confiée, que s'il eùt affectionné plus particulièrement une seule science, et il devoit favoriser également celles qui étoient enseignées
dans le jardin. des Plantes. Cependant il fut obligé de porter sa principale attention sur la botanique qui avoit été la plus négligée par son prédécesseur, et ilchercha à réparer promptement les dégradations. Ami des deux frères de Jussieu qui avoient gémi sur les désordres passés, il profita de leurs avis pour: remettre tout dans un meilleur ordre ; cette bonne intelligence entre eux fut avantageuse pour le - jardin. Dans un voyage en Hollande, il établit des corres-
ondances avec les savans; il alla aussi en Angleterre pour k mème objet gi en jaotis et fut sorompagpé dans cette ex-
si TS drap pres
- (3) Charles-Francois de Cisternai Dr —' 1698 , d'uneancienne Biooille dela "Touraine, fils et petit-fils de militaires distingués , entouré dans son enfance de savans qui formoient la société de son père, fat également . élevé pour les sciences et pour les armes. Après avoir servi avec distinction, . il changea d'état pour.se livrer aux iravaux de l'académie des sciences -qui l'avoit admis dans son sein , en 1725 ,en qualité de chimiste. Il s'oceupa tantôt de — dates du - de chaux, de la dissolution dn verre, de la
épreuves auxquelles: dev commerce. Ee c —m
16 ANNALES DU MUSÉUM
cursion par Bernard de Jussieu qui, à son retour, rapporta dans un pot deux petits pieds de cédre du Liban, et les planta l'un dans l'ancienne école des arbres , alors située au côté méridional du parterre où il a subsisté long-temps, l'autre sur la pente de la grande butte où il domine main- tenant tous les arbres verds qui l'entourent (1). $m dud La correspondance avec les étrangers qui fut le résultat » de ces voyages, établit un commerce quinous étoit d'abord
» désavantageux, dit Fontenelle, parce que nous étions dans `
» la nécessité humiliante ou d'acheter ou de recevoir des » présens mais on en vint dans la suite à faire des échanges » avec égalité et méme enfin avecsupériorité, Une chose qui » y contribua beaucoup, ce fut une autre correspondance
» établie avec des médecins ou des chirurgiens, qui ayant ` » été instruits dans le jardin, alloient se répandre dans les » colonies. À mesure que le nombre des plantes augmentoit » par la bonne administration, on construisoit denouvelles » serres pour les loger, avec l'attention d'y faire des dispo- » sitions intérieures qui pussent représenter les différens » climats pour les plantes qui exigent divers degrés de cha. » leur, De plus, Dufay qui avoit beaucoup de goüt pour
» leschoses de pur agrément, donna à ces petits édifices toute -
» l'élégance que leur destination pouvoit permettre (9). I]
(1) Ce cèdre assez élevé et dont les rameaux inférieurs s'étendent beaucoup dans une direction horizontale, est le. France. On en voit trois autres plus jeunes et assez beaux dans le jardin Marboeuf , à l'extrémité des Champs-Elysées, m
(2) Ces deux serres construites sure même plan par ordre de Dufay , s placées aux deux côtés du haut de la pente qui conduit du parterre au ter rain des buttes, RT caus
plus ancien de ceux qui existent en .
D'H'LST.0LR Ey NATU RE UE. Y
:étoit'parvenu à- remettre. le-jardin, dans un degré d’amié- ee M tek, que- les étrange oe sile; red +. comme 1
CII Ÿ demo 22"
» périeur à ceux/qui-ayoient, alorsla même dastinétiétiilies »; les. autres. nations, de Europes; itterbs noo 186b
»; Sa. . grande, activité, ne. lui.auroit pas suffi pour. exé- » cuter en.si peu.de temps 'tous.ses desseins.sur le jardin, D giga güt.employé que les fonds, destinés naturellement
E: étah 11] faloit, obtenir: zet Abtonir souvent »: CT I HA 1 wu A Mgte Go Aw
». des graces;ex traordinaires dela cour. Heureusement, d » avoit un accès facile chezlesministres,; ilsavoit préparer »: de loin ses demandes et. les, faire à propos ; d'ailleurs les » ministres étoient bien /convaineus qu'ils n'axpient. rien à D craindre de tout son, SDN ar ». au public set, BLPTIRUSES: PORR eu: efois.
» iet n'hésitant pas de s pm dime eem. ros deam elio |
» étoit cher.
nbloit sen —€— SOS, pe Mesh À
» pourroit ue s'occuper; des intérêts du jardin qui
»étoient; devenus: los siens. ;1l fut attaqué dut Musee
» Petite, vérole dont il, connut bientôt tout. er, etl
ngmourut t le 16 pon après "e: jours de maladies "— ' Sonne ne C jui ne läit regretté, et aucun
18 OANNALES DU MUSÉUM D lüi-méme par les mouvemens qu'il se donnoit au-dehors ; » on en voyoit trop les principes honorables pour lui et les » effets Souvent avantageux aux autres. (19 ^^'^ Pendant son administration, il n'avoit pas eu es dé plaisir de faire remplacer quelqu'un des professeurs; tous ceux qu'il avoit trouvé installés lui survécurent. Il con- tribua seulement à rendre stable là place de démonstra- teur d'anatomie jusqu'alors exercée par des chirurgiens renouvellés tous les ans. Illa fit donner à J. F. M. Duverney, néveu du professeur, qui avoit été élevé à l’école de son oncle , et qui s'étoit montré digne d'un tel maître. La date de sa nómination rémonte au-delà de 1736 (2). ` Pour soulager le peintre Aubriet, qui dans un m vince ne pouvéit plus remplir ses fonctions avec le mème zèle , fay omm pour adjoint Magdclaine Basseporte son élève, qui s'étoit adonnté au méme genre de peinture. Le nommé Bertamboise fut mis à là place pr iii Saintard wi. étoit mort. Lcx RB aaa “Dufay avoit iéncore, dès 1752; rendu à Briard. de Jussieu la garde du cabinet d'histoire n nte pat l'absence de Nogues, et à laquelle étoitattaché un met temént de 4oo liv. Par 8és soins, ce cábinet avoit été aug. — et "embelli; il avoit — — les ie à a
A
I TTA didus et caractère de Bí ven tenelle ( Hist. del'acad, TET TEAM e umiti anoto cre i -. (2) On le trouve cité, ainsi que mademoiselle Basse royal de 1756 où, popr la première fois, est inséré l'éa de s des Plantes,
D'HISTOIRE NATURELLE. m y fussent transportées , et par son testament, illui ] collection de pierres précieuses. Ainsi le dernier acte A sa volonté fut un. nonvegu bienfait pour le jardin auquel il renditencore un service signalé, en écrivant sur son lit de mort au ministre ( 9 ue demander que Buffon fût nommé son successeur. |. Ji
et
* Q) L'auteur de cette notice tient de : son oncle que ‘Dufay, lorsqu'il tomba - malade , étoit en quelque m 1 avec Buffon , que d'ailleursil estimoit comme sayant. Hellot de l'académie, ami dé l'un et de l'autre, voulant les rapprocher et servir Buffon, conseilla à Dufay de le demander pour son suc- cesseur par une lettre adressée au ministre, ajoutant que ce procédé de sa part flatteroit beaucoup celui qui en seroit l'objet , et Lp pne réconcilia- tion. La lettre fut envoyée et contribua à faire “pencher là balance « en faveur
de Buffon. Tl n'avoit pas encore composé ces | da réputation dans les deux manettes conouirent , — sr ntum reca viria go ge ma
tie Loarijvrta PE ca ds Cio ESTE DT d Ear" E y R4 E eJ SX AUi Ad uk. NE m Ak 4k cO "3 NE „aii TT TTE $
O £623 d Sk 51. de Fic adi gis fos: EVER 351834"
i dir Sels nb so los Bi ogia nds: ig 29 ub es. E p ir uou SF E. NUS PT & * doll cen E RONA ub aic Gor ou s. de mE E OTOR BREST:
2 j +
WE uu E
E ils iG i i dai iio J xi y iiti:
sainak parkenin:
A #4 21 f Ei 4 Ha s ren Jul MORE oup i
$0 LA GCONOUAULOES ^ DU M US ÉUIM C se subi. 133]
'(t0ffiela9] Ho6 EG Jo , coo d0ogene i-i. LS
RE 3D NNS JOLY 5252 253934 J iX iUis: J 22" p P r i zx x. : toy Hau : ^ T 2 ii locpus mhusbol ane. acu ues re N S
TM OBSE n XA T 1 1 i i à TM +13 LEUS LE JETTA L $a è ET T 2t) E > lE:
"d x tox fi torre À re LS ae FRET: *
DA.
iG
SUB LE T dn
c PARADESFONTAINES.— — —.— a
à t — TI dre)
f rohus lopi nul hit nec sou ssbgsauh et ab qiie heei ft mis foi ( Lia veis ét autres ont cru devoir distinguer deux eopises de thë savoir, le thé bou, Thed bohea , et le th vert, Zhea iridis „parce que suivant eux, Pun a six pétales et l’autre neuf;.Linnæus.ajoute encore que les feuilles du premier sont plus ‘alongées que celles du second. 'Fels sont lés seuls caractères qui en établissent la différence; mais V'aprés les observations de Lettsom, publiées à Londres en 1799, le nombre des pétales du thé vert et du thé bou est
sujetà varier depuis trois jusqu'à neuf, de sorte que leprin- cipal caractére indiqué par Hill et par Linnaeus , n'est pas admissible et Lettsom n'ayant pu en découvrir aucun au tre, regarde avec raison le thé vertet le thé bou comme deux variétés dues à l'influence du sol ou du climat. Thunberg, danssa flore du Japon, n'en admet non plus qu'une espèce, etil pense que le thé vert est une variété du thé bou. Kempfer n'en reconnoit pareillement qu'une seule qui, comme plantes cultivées, a produit plusieurs variétés, Enfin
les observations que j'ai faites sur quelques individus que
tantaal
è l'en cultive au Muséum et dont deux ont Jeuri abondam-
UbulsTOIRE NATUREÉL: E. 21 mení-l'année dernière, ontservià me convaincre de exac- | "titude de celles de Kempfer , de Thunberg: et de Lettsom. > Le thé est un arbrisseau rameux et toujours vert qui croit à la hauteur de cinq à six pieds , suivant Pompier et Thun- berg, quoique. d’autres de sets: ut quaa sé linis wu quefois jusqu'à trente. - i ... Sés feuilles sont alternes, dures, ae e obxeflip- tiques; d'un vert un peu luisant , entières prés de la base, ¿dentées en scie dans le reste de leur longueur, et portées sur un pétiole court et demi-cylindrique. Les bourgeons -sont aigus et accompagnés d'une écaille qui se détache et tombe à l'époque de leur développement. . à isbah fleurs: pajssebt. ou solitaires ou v dada ferement deux à et un peu Apain z - Le calice est petits piron" et à cinq iss rivo M iui
Fe a - La corolle a le plus communément Six tiara. blauen > arrondis. et ouverts; les deux jo i | | a >S au no bre "e pe ds tend cents sont. piste 1 courtes.que, Ja se as yeti latines sous l'ovaire.. Chaque | -anthière. est à deux loges. ; . 51114 3 oesidqnia $E dp: i: atisi » d : 2.5 T" alil i | - ^ L'ovaire, qui est d' nntanme: e triangul E : x
Hm
22 ANNALES BU MUSÉUM
noyau est huileux , d'une saveur amère et désagréable qui
excite la salivation et occasionne même des nausées.
: Le thé fleurit souvent en Europe, mais il est rare qu'il y fructifie. Il appartient à la classe et à l'ordre de la Polyan-
drie monogynie de Linnæus ,et M.de Jussieu l'a rangé dans
` la famille des orangers , auprès. du Camelia. On le cultive LC E
Į 9 jusqu Pekin , où l'hiver,
diubitileshsestane die
ervations siomnaires, est plus rigou- -
reux qu'à Paris. Il seroit. ssiaedoute possible d'élever et de
propager en. France esite plante précieuse , si l'on pouvoit |
se procurer ombre d'individus pour en faire desessais de culture dans différens sols et sous des climats alifférens. Cet objet mérite l'attention. du Gouvernement , parce que la consommation du thé est immense, et que Je commerce de cette denrée s'élève , tous les ans, à des sommes très-considérables dont l'Europe s’est rendue tributaire en- vers la Chine. Les graines de thé qui nous viennent de ce Me se rancissent €tse gâtent à la mer, de sorte. que sur en dne à poine quelques-unes. Il faudroit que yageurs qui- vont à da Chine, s'en procurant de
voi de es arroser de temps c tan, — M e D ee iine
v p; c'est une adii P e re p em Ben
^ Gequ J'ai à à dire taie culture, la:
x.
LL
. D'HISTOIRE. NATURELLE. 29 usages du thé, est pris dans Kempfer et autres voyageurs dignes de foi, et quoique je n'aie presque rien à ajouter à ce qu'ils ont dit , j'espère qué cet extrait n'en sera pas moins utile, parce qu'il offrira dans un. seul tableau la réunion de plusieurs faits épars et peu connus. -
Au Japon , on sème le thé dans le courant de février, d'espace en espace sur la lisière des champs cultivés ; afin que sort-ombre ne soit pas nuisible aux moissoris ; et qu'on. en puisse ramasser les. feuillés avec plus de commodité , et comme les graines sont sujettes à se détériorer trés-promp- tement, on en sème ensemble depuis six jusqu'à douze dans le mème trou, parce qu'il n’en lève guère qu'un cinquième. En Chine, on le cultive en plein champ. Il se plait parti- culièrement sur la pente des coteaux exposés au midi et dans le voisinage des riviéres et des ruisseaux. Lorsque as jeunes plants ont atteint l’âge de trois ans, on peut en cueillir les feuilles. A sept: ‘ans : ls m'en ame plus
] rent : lantes récoltes; AB EEA
dire cete opération jusqu'à dn:dixiime années: ` On détache les feuilles du thé uné à une; le meilleur est
celui que l'on cueille à la fin de fév ier ou dans Je comme:
npéri " fleur de thé où thé boit; dest le plis estimé - uil bs développées n cg ne 1 le
24 “ANNALES DUT MIUSÉ OM C. leurs divers degrés d'ancienneté. Enfin; san mois après cette: seconde récolte ; on'fait la troisiè ; c'est là
plus abondante ; mais elle domoun: thé doi moindre valeur
Es miu — p d
et iere:
que le le uple Di HLndrsp omg x SRH L AN
Le thé de première qualité ou thé bou 5 que les Japonois:
appellent aussi Ficki [sjaa , f t nou 1 parler; ^est -= broyé et réduit en une — fine que Ton prend: miti dans l'eau - ante. Sa qualité à raison du sol ; du climat et de l’âge des arl "e t T at: io TILHS ót, 93 i ORIN OL eJ 11109 Le thé de la: seconde ré ner nomine thé chinois, per à En z Er à lar e Lit Es i 1 T ten: en quatre classis relativement à dv ses: s diffórens. dpi de bonté. : EE 83h A XI gi rR Eryr sugi 39 s Celui Bie! nudes e müile; t Ban-tjaa ,composó
Y wu ail
de feuilles plus anciennes, plus dures: et. préparées avec moins de soin , a aussi ses divers degrés de valeur! - 1114: eid la récolte du thé- est; achevée ; on la:célebre par des fè P "s et par. r des divertissémens Yee o “en ions ! “estimé pfér > croit
taux anim s Den et. dispósidh à d'uné: nianiém extrémement
i
; o We - Ta récolte ; lés hommes: qui en sont SP ny: se — deux ou trois: fois-le “jour; et-ils ne
cei > eU tous les jours on lave:ét-on nettoye des -
A
D'HISTOIRE NATURELL E. 35 -cueillent les feuilles que les mains enveloppées de gants , de ‘crainte de-les salir. Lorsqu'elles sont torréfiées et bien pré- parées , on les enferme dans des vases précieux , et elles sont portées en. grande pompe au palais de l'empereur.
On prépare le thé dans des maisons publiques oü se trouvent les instrumens nécessaires à cette opération ; elle consiste à mettre à-la-fois quelques livres de feuilles hou: vellement cueillies dans une espèce de pole de fer mince, Jarge, peu profonde , d'une forme circulaire ou carrée, et chauffée au moyen d'un fourneau destiné à cet usage , dont Kempfer a donné la description, On les agite et on les retourne rapidement avec les mains pour qu'elles se torré- Bent le plus également qu'il est possible, et l'on continue jusqu'à ce qu'elles fassent entendre un petit craquementsur la plaque de fer. La chaleur, en les dépouillant de leurs sucs, leur fait perdre la qualité enivrante et nuisible qu'elles ont naturellement. Il faut les torréfier irès-fraichesp paree que si on les conservoit quelques j pue elles t et per- droient de Jeur prix . La chaleurde le hrgosfe doit étre telle que les mains aient de la cem à la supporter. En Chine on les irempe dans l'eau bouillante l'espace d’une demi-minute avant de les rótir. Quand elles le sônt convenablement, on les óte de la poéle avec une spatule de bois, et on les distri- bue à des personnes. chargées spécialement du soin de les | rouler. On les roule rapidement et d'un mouvement uni-
dpoarssh paume des mains sur des 1 tables peu élevées et recouvertes de pph tissus de brins de j joncs très-déliés.
ompression légère qu'elle: éprouvent alors , exprime ung * See u ne verdátre qui 'occasionne aux mains une ardeur presque insupportable 5 néanmoins il
n.
é . i 4 *
26 ANNALES bU MUSÉÜM
faut continuer l'opération jusqu'à ce qu’elles soient rè- froidies, car elles ne se roulent que quand elles sont
chaudes, et pour qu'elles ne se déroulent pas, il est essen:
tiel qu’elles se refroidissent sous les mains. Plus le refroi-
*dissement est rapide, mieux elles restent roulées; on le hâte méme en agitant l'air avec une sorte d'évantail , mais quelque soin que l'on prenne , il y en a toujours un certain
nombre. qui se déroulent. On continue de les rouler encore . et l'on torréfie une seconde fois celles qui, faute d’avoir été
assez desséchées, ne sont pas susceptibles de se rouler, en
ayant cependant la précaution de ralentir l'action. du feu ,
de crainte de les noircir et de les calciner. H y en a qui les rôtissent et les roulent jusqu'à cinq fois en diminuant gra- duellement l'intensité du feu ; par cette pratique , elles con- servent mieux leur couleur verte et s’altèrent moins. Å
chaque fois que l'on recommence l'opération, on lave la
poêle avec de l'eau chaude, pour en enlever les sücs et
autres parties hétérogènes qui pourroient s'y étre attachées.
On met sur un tapis les feuilles ainsi préparées, et l'on sé- pare celles qui sont épaisses, mal roulées ou trop brülées, Les feuilles du thé de première qualité doiven
rôties que les autres , afin.
tendres, on se borne à les tremper dans l'eau chaüde , puis on les fait sécher à la chaleur du charbon , étendues sur un earton, et on se dispense de les roulér à cause de leur peutesse, nn co + Les habitans des campagnes torréfient le thé sans beau- coup de précaution en agitant dans des vases de terre ex- posés au. feu. Souvent ce thé est de bonne qualité, quoi- qu'il se*vende à bas prix, et M. Cossigni assure qu'à la
dh
D'HISTOIRE NATURELLE. 27 Cochinchine on n'est pas non plus dans l'usage de le rouler. Au bout de quelques mois, ou óte le thé des vases où il est enfermé , et on l'expose de nouveau à une douce chaleur, pour le priver de toute humidité , et pour qu'il ne coure pas risque de se détériorerlorsqu'onl'y renferme pour toujours. ` Pour que le thé se conserve , il faut qu'il soit dans des vasés bien clos et entièrement à l'abri du contact de Pair: inpfer assure que celui qu'on apporte en Europe a tous jours perdu de sa qualité, et qu'il ne lui a jamais trouvé cettè saveur agréable, ce parfum délicat et fin qu’il a dans son pays natal. Les Japonois le renferment dans des vases d'étain laminé , et lorsqu'ils sont d'une grande capacité, on les met dans des caisses de sapin pour: s soutenir et leur donner plus de force ; et on bouche, avec du, papier les fentes des caisses tant à l’intérieur qu'à l'extérieur. Celui qui est destiné à l'empereur et aux grands est mis dans des vases de porcelaine ou d'autre. tasa un iru cc H ry y conserye inse eve "ét Ton assi "lb sy amé troisièr jethé en meins aw useoptiiiie de eáltérer. te gens de la campagne le conservent dans des barils de paille qu'ils suspendent aux lambris de leurs mai- sons. Macartney dit qu'en Chine on entasse le thé et qu'on le foule aux pieds dans de — — - vae som ne lames de plomb. < On parfume le thé avec les fleurs dine espèce tolse, x: avec c de Tolivier odorant, du Camelia sesanqua , du in d'Arabie , du Curcuma ou safran des Indes, ete, — (s auteurs ont avancé qu'on torréfioit le thé sur 'cuivre , et que sa couleur étoit particulière- ment due au — ; mais Kempfer dit positivement 4*
"m
28 ANNALES DU MUSÉUM' qu'on le torréfie sur des plaques de fer. Macartney l'assuré également, et Lettsom n'a jamais pu y découvrir un atome de substance cuivreuse, quelques tentatives qu'il ait faites sur un grand nombre d'espéces de thé , de manière que cette imputation est dénuée de fondement. i Les uns prennent le thé en infusion, d'autres le pulvé- rissent-avec de petites meules de pierre qu'on tourne à la main. Ils le broyent la veille ou le jour méme qu'ils veulent en prendre. Cet usage est commun chez les gens riches. On verse de l'eau bouillante dans les tasses , et l'on y jette une certaine. quantité de thé pulvérisé que l'on prendavec une cuillère, puis on le mêle avec une sorte de moussoir de bois qu'on agite circulairement avec la main. `- | . Latroisième manière de prendre le thé est en décoction ; celle-ci n’est en usage que chez les gens de la campagne. Ils font bouillir de l'eau dans une marmite, puis ils y jettent quelques poignées de feuilles de thé de plus ou moins, suivantle nombre de
V EVE
troisième qualité,
en prendre ; ils le boivent préparé de cette manière, pour étancher leur soif. Quelquefois ils font bouillir les feuilles de thé enfermées dans un sac, afin qu'elles ne se mélent pas avec l'eau. Celui qui a perdu sa vertu est employé à teindre les soies auxquelles il communique une belle cou- leur brune. ' |
Le;thé frais a une propriété enivranté qui agace et irrito Jes nerfs, et quelatorréfaction ne lui fait pas perdre entière- ment; on prétend. méme qu'il n'en est totalement privé qu’au: bout de dix.à.douze mois ;alors il est sain, agréable, *tdonne de la gaieté. Les Japonois ne le boivent jamais frais
ir y mêler une égale quantité de -vieux thé. Il lève les obstructions , excite les urines, aide la digestion en donnant
y
D'HISTOIRE NATURELLE. 20 de l’action à l'estomac, et on ne connoit point de plante
dont on puisse boire l'infusion si fréquemment , en si grande
quantité etsans dégoût. Les Chinois le regardent comme très- salubre. Ils n'y mélent ni lait , ni sirop , ni liqueurs fortes; ils le prennent pur avec un peu de sucre candi qu'ils tien- nent dans la bouche, et l'usage habituel que ces peuplesen font depuis tant de siècles , prouve qu'il n'a pas de qualités nuisibles quand il est bien. préparé. lls en retirent aussi un extrait qu'ils prennent délayé dans une grande quantité d'eau , et auquel ils attribuent d'excellens effets dans plu- sieurs maladies. Kalm assure que le thé est très-utile pour corriger la mauvaise qualité de l’eau, qu'il ranime lesforces et qu'il lui a été d’un grand sécours dans ses voyages.
Dans le commerce, on distingue huit sortes principales de thé dont trois de thé vert et cinq de thé bou; mais nous observerons que le thé bou du commerce west point le méme que celui auquel les Chinois ont donné« ce nom. Les trois sortes de i vert sont, 1.° le ZAé impérial
s f daesontpastetitéT elles sont - ya vert clair, et ont un yea ble, 2." le thé Aaisven ou hysson , il tire son nom d’un marchand indien qui l'apporta en Eu- rope, ses feuilles sont petites et roulées fortement, ellesont une couleur verte tirant sur le bleu, 5.° le thé singlo ou souglo , qui comme pudet: autres a tiré son nom a du lieu où on le cultive.
- Les cinq sortes de thé we dus commerce les Bs géné- prec connues sont, 1.° le souchong dont les feuilles sont larges, non. roulées et d'une couleur tirantsur le jaune. Il est partagé en paquets d'une demi-livre, et apporté par les caravanes de Russie, 2.° le thé swmlo qui a le parfum de la violette, et dont l'infusion est pále , 5." le thé congou
ou fleur de.
30 diini pU: MUSÉUM
dont' les feuilles sont larges et l'infusion colorée, 4.° le thé peko que l'on reconnoit à de petites feuilles blanches qui y sont mêlées, 5." le thé bou ; ses feuilles sont d'un vert brun et d'une couleur uniforme. Il nous vient en outre de Chine une sorte de thé roulé en boules de diverses gros- seurs dont les feuilles sont réunies par une substance glu- tineuse qui n'en altere pas Ja qualité. Il existe aussi des boules d'un thé médicinal , composées de feuilles imbibées d'une décoction de Phithirbe; enfin on en connoit encore plusieurs autres ss donta nous n avons p. cru le faire mention (1).
Ce sont les Hollandois qui les promiers ont introdef le thé en Europe. En 1641 Tulpius , médecin célèbre etconsul d'Amsterdam , en louales bonnes qualités, On assure même qu'il le fit d'aprés l'invitation de la compagnie hollandaise ` des Indes, et qu'elle le récompensá en lui donnant une somme d'argent considérable. En 1667, Jonquet, médecin francais, en fit pareillement l'éloge. En 1678, médecin de Télecteur de Bendor, - qui jouissoit d'ine grande réputation red Joua a assi be
café, le thé et le ‘chos
aht Cet per Wi ,ét ne frites pas peu à en répandre l'usage , ‘et avant la fin dà siècle, la consom- mation en devint trés-considérable. Depuis ce temps , elle a encore beaucoup augmenté. D’ après le tableau im primé
ans lo ouvrage de Lettsom, la quantité de thé exportée de Chine en Europe dépuis 1776 jusqu’en 1704, a été annulé re de 15, 20, od UM et méme e Sai p:
—! iM
d in le commerce , etje reconnois sance que de son son extréme poli
D'HISTOIRE NATURELLE. : Sa consommation énorme pour laquelle l'Europe paie tous les anis une somme trés-considérable dont elle pourroit sans doute s'affranchir.
L'usage du théen Chine remonte Ala plus hauteantiquité, etilest tellement répandu parmi toutesles classesdes citoyens -de ce vaste empire , que Macartney. assure que quand bien mème les Européens en abandonneroient le commerce , cela n'en feroit pas diminuer de beaucoupla valeur dans le pays. _ Les Japonois attribuent au thé une origine miraculeuse, Ils disent que Darma , prince très-religieux et troisième fils d'un rói des Indes nommé K osjuscwo , aborda en Chine l'an 510 de l'ére chrétienne, qu'il employa tous ses soins à ré- pandre dans ce pays la connoissance du vrai Dieu et de la vraie religion , et que voulant exciter les hommes par son exemple , il s'imposoit des privations et des mortifications de tout genre, vivant en plein air et consacrant les jours et les nuits à la prière et à la contemplation. Il arriva ce- pendant qu 'aprés Piper, anpe det atigues , il
mplir cope x à Es , il se coupa les paupières et les jeta sur la terre. Le lendemain étant retourné au méme lieu , il les trouva changéesen un arbris- seau que la terre n’avoit pas encore produit; il en mangea des feuilles, elles Jui donnèrent de la gaieté , ét lui rendirent sa première vigueur ; ayant recommandé le même aliment à ses disciples et à ses sectateurs , la réputation du thé se ndit , et depuis ce temps on a continué d'en faire usage. Kempfer, dans ses äménités exotiques, a donné l'histoire et le portrait de: ce saint fort rénommé à la Chine et au Japon. On voit sous les pieds de Darma in roseaü qui in- dique qu'il avoit traversé les mers et les fleuves, :
E
32 ANNALES DU MUSÉUM
Sur les dégäts occasionnés dans le jardin du Muséum
National d'histoire naturelle, par l'ouragan du 6 nivósean XII. —— ia i
- ^ Pag A THOUIN,
N ous ne parlerons pas de l'ouragan en lui-même, parce que notre collègue, le citoyen Lamarck , l'a observé avec soin, et l'a décrit dans les papiers publics. Nous nous con- ienterons d'indiquer ses effets sur les plantations du jardin , et les moyens que nous avons employés pour remédier aux accidens qu'il a occasionnés, * hé
Des 8,200 arbres tant indi gènes qu'étrangers et de toutes les dimensions, qui bordent les allées , composent les bos- quets, forment les massifs, garnissent les parcs de la mé- nagerie et les buttes du jardin, il en est peu qui, tour- mentés par le vent, n'aient perdu des rameaux. La terre, aprés la tempéte , en étoit jonchée et couverte dansplusieurs - parties, à une assez grande épaisseur. Mais cette rupture des rameaux ne peut avoir aucune suite fácheuse , parce que la séve des végétaux , se trouvantalors dans son état de repos, les petites plaies qu'elle a Occaslonnées, se cicatriseront d'elles-mêmes, et ne laisseront pas échapper le fluide séveux. Le dommage auroit été infiniment. plus considérable si leg:
+ *
um
*
D'HISTOIRE NATURELLE. 33 ^ arbres eussent été en pleine végétation et garnis de leurs feuillages , parce qu'indépendamment de ce qu'ils auroient donné une plus grande prise aux vents, les ruptures plus multipliées des rameaux eussent laissé écoulerla sève dans une plus grande abondance , et occasionné dss plaies sou~ . vent mortelles. …
Parmi cesarbres, les plus jeunes qui ont été py dans les six ou huit dernières années , outre la perte de quelques rameaux , ont été ébranlés dE leurs racines, et beaucoup d'entre eux renversés et couchés sur la terre. Ce double accident n'aura vraisemblablement ' pas de suites plus fu~ nestes que le. précédent, parce qu'on a eu soin de relever sur-le-champ les jeunes arbres renversés , de les. soutenir avec des tuteurs, de fermer les gersures qui, s’étant formées dans la terre par l ébranlement des racines, donnoient une trop, libre entrée à lair extérieur, Quelques-uns des plus délicats et des. plus fatigués ont été buttés avec des terres neuves, et arrosés copie ement Bout, palier la terre au- tour de leurs ra Se na gr
, Un petit nombre le ces imm " sur-tout parmi les plus vieux et les plus élevés, ont perdu, par la violence des vents, de. grosses branches, vers l'extrémité de leurs tétes, Le seul remède à à employer dans cette circonstance, étoit de parer * avec s soin les plaies (1 À qu'avoit occasionnées cette um ture
ud dm i^!
din Eire dixe ty es ia
-()-En-terme de er ; parer une plaie c'est E couper jusqu'à l'endroit où le bois est pu et entier , Sans qu'il in reste zo ele de bois proéminentes, de petites fentes par Tesque es l'eau } sse s ; uire, vicier la sève, et egere d rr exca- vation du corps li ligneux. Merck exactement cette coupe enlui d „ĝe talus, et on la couvre onguent de Saint-Fiacre pour. l'abriter du Contact do
4 4, à 5
*
&
+
| (15 pouces). Cet acci
E
: Ead p | wt ; S M E à p ow 3 * à " : j 3 : e
LJ i — E. : nr aS nn. e * 34 ARNALES bU MÜBÉUM
aux parties des arbres qui restoient sur pied , afin d'em- pêcher qu'il ne s'établit des caries dan gereuses à l'existence des individus, et ce moyen a été aussitôt employé. MIRO
: En général: il n’y à eu dans toutes les parties du jardin duMuséuni, que soixante-neufarbres qui aient été maltraités grièvement, de différentes manières, et à différens degrés! Nous les réunirons par groupes , suivant la nature de leurs blessures, afin de généraliser les objetset d'éviter les répé- titiôns. Nous commencerons par les troisplus gros tilleuls (1) des deux gratin allées de is jus, Tote Las Buffon en 1740. - '
Ces arbres d'environ o 65 cei. 2 pieds) ae diamètre à leur basé , sur 4 mètres (12 pieds) de tronc, sous branches, ont depuis 14 mètrés 6o cent. (45 pieds ) jusqu'à 20 mètres ( 60 pieds ) de hauteur. Ils ont été: fendus en deux parties presqu 'égales, parla violence du vent, dans toute la longueür deleurstrones , jusqu'à 0,53 cent. (1 pied) doses" du collet de leurs racines. Les dés parties sépa-
ient. écartées P une e de Pautre par le haut; ‘dans Pun
us, de 6,11 cent. '(4 pouces ), dans l'autre de gem cent. eiue je et dans le troisième de 0,28 centim’ ent a été occasionné par une cause
~ anciénne et bien éloignée ; ; elle j provient, en grande partie;
sde l'opération meurtrière qu'on leur a fait éprouver en les
kon Suivant l'usage d'alors, et qui n'est encore que
£ À
l'air , et vid recouvrement de laplaie, Cet onguent n'est autre Pu e la terre forte , argileuse, , mélée avec de Ja bouse de vache 7 “con:
s | et Er en consis- tance le mortier. RE
e "filia e Belgie: dino RE S
*. E e. ee
ns +. Me £g d * 9 E Lj T a 3 > >
i
T
*
b «^ + "m - * Li à ^k p 00 ad ` EI Ti Le x * e*t š * E d
. et la carie a fait de tels progrès, qu’elle sel
Js mus ue ; 35 irop Ibotvi, méme à présent, on coupoit la téte de tous lei arbres que l'on plantoit afin d'en assurer la reprise, et de . donner plus de grâces à la plantation. On faisoit consister | la beauté d'une plantation d'agrément dansle choix d'arbres de méme espèce, de même grosseur, de méme hauteur, et disposés sur des lignes parfaitement régulières. On pou- «voit se procurer trois de ces conditions sans contrarier la ‘nature; mais pour obtenir la quatrième , il étoit indispen- sable de couper la téte aux jeunes arbres pour les rendré égaux en élévation. En faisant cette amputation à des "- vidus d'une certaine grosseur, comme par exemple d'u décimétre,( 4 pouces environ) de diamètre et incdus j quelque soin qu'on prenne de parer ]a plaie, il se forme toujours, par l'effet du hâle ; del'humiditéet dela sécheresse; — de petites fentes dans le corps ligneux qui vont du centré - à la circonférence. L'eau des roséeset despluies s' "y introt, duit, elle s'insinue dans la moëlle, la vicie et occas onné la — maladie lente qui va touj ours: "ena u int, 'abrége la vie des arb | plus orae d'étre bise pur les vents, Sirroipte et détruit le coeur du bois; et le rend peu propre, ou méme entiérement inutile aux arts. Lestilleuls qui bordent les deux grandés alléés déPan- - cien jardin , offrent la preuve de setali Les deux tiers des arbres qui les composent sont viciés dans leur 1 dnt rieur
du dehors dans beaucoup d'individus. Tl n’en est pas ainsi des arbres de méme espèce qui font la prolongation-des
. mêmes allées dans le ajouté à l’ancien jardin. Plantés
très-forts avec leur tète et une grande partie de leurs ra-. , cines, ils sont vigoureux et a dla toutes leurs pars
Kọ LJ & 9 i e s + M X . s à rd i "s x + i " p^ ^ * : # " "Na * ; dn Xx
L T » : 1 + 4
"e * à
ec
TE NULS E d A
* " zx * 7 < ut +. " wo AT - à ib. E è a xi^
o * da LE EC i
Pee e$ PEE x d ; 06. ^7 — ANNALES nii "uoa war
i ties, ainsi que toutes les autres espèces d'arbres qui ont été
plantés de la méme manière. . - iE | i Mais revenons aux trois tilleuls qui ont donné lieu à
H Á FIR L a Ra” Wo UT cette observation. C'eütété diminuerla jourssance du public
que d'abattre trois arbres qui, en laissant de grands vides dans leurs lignes , l'eussent privé de l'ombre qu'il recherche en été , et auroient produit un effet désagréable à l'oeil. Pour éviter ces désagrémens; on a rapproché le plus exactement
possible, les deux parties des arbres qui étoient séparées , et
$
on les.a solidement assujetties avec des cercles de fer en forme de collier ; retenus avec des clavettes. Les fenteslon- gitudinales ont été. bouchées avec de l'on guent de Saint. Fiacre, et l'on s'aperçoit à peine de l'accident qu’ils ont éprouvé. Il est bien certain que les parties ligneuses ne se réuniront pas , elles ne feront que se soutenir mutuellement ;
mais les écorces se souderont ensemble, boucheront les
*
vides extérieurs, et ces arbres vivrontautant que les autres des mêmes allées. d sBsiserssbengcat : Un ailante glanduleux, (1) mal-à-propos nommé vernis du Japon, a éprouvé. à-peu-près le même sort que les
Excmo pais p K
et E. lam s 1 : á * TET. tilleuls. Cet arbre d'environ 0,55 centimétres ( 1 pied. ) de
diamètre, frappé par un froid de 17 degrés et demi dans l'hiver de l'an [II , avoit été gelé dans la moitié de sa eir- conférence du cóté du nord. Mais son écorce étant tombée suites de cet accident , il s’en forma une nouvelle qui J joment recouvroit la plaie aux trois-quarts de sa * Le vent ayant fortement agité cet arbre, il s’est
ads db
*
$
T: 2;
i: à" NS PEL LA uw '. ,U > | 7 yn Mt E CP | 5: " rompu . la partie privée d'écorce et vers le milieu de Ja hauteur de son tronc. En observant cette fracture, il a été aisé de voir que l'arbre étoit attaqué de la gelivure get que presque tout le coeur de son bois étoit mort. Il ne res- toit de vivant, du. côté du midi, que l'épaisseur de 0,11cent.
( 4 pouces ) environ d'écorce et de nouvelles couches li- gneuses qui s'étoient formées sur le bois gelé ou mort qui se iróuvoit au centre du tronc. Comme ce bois n’est pas d'une consistance très-dure , et que d'ailleurs il commencçoit à se décomposer , on l'a enlevé, depuis un pied de terre
jusqu'à la hauteur des branches. Après avoir gratté la plaie — ..
jusqu’au vif pour n’y laisser aucun germe de pourriture, on l'a remplie par un cylindre de bois qui oceupe le vide aussi exactement que possible; des liens solides fixent le cylindre à l'arbre, et les intersticesont été fermés par l'on- guent dont nous avons parlé ci-dessus. Un grand nombre
. de faits nous prouvent que des corps étrangers, tels: que `
des cornes d' — des pierres, du fer etautres mé | més dans le-troné des arbres, ne les empêchent pas. -— oro, E etian et de fournir leur longue carrière. 1)llest à croire que celui-ci aura le méme avantage. . ; - Nous avons doit pen mistiod à-peu-près smiblableis àun “rés arbre dont une des branches qui formoit la moitié. | de satéte avoit, en se rompant, emporté un tiers de l'épais- — seur du tronc, dans les trois-quarts de sa hauteur. On a * taillé le. ronc d'un robinier de Virginie (2) nouvellement |
(1) On pem voir dans let galeries du Muséum un tronc d'arbre dans léquel se trouve implantée une corne de cerf, et un autre au milieu. duquel $ o mi une. fourche de fer à trois dents et d’une grande dimension.
+ (2) Robinia pseudo-acacia; L, à 5 | EP * - : * " L : * d ^ + * % Lo lids L i de + z : ; e g ; + à * Ex * ? * | A » p j e - c m ma " a s “ + ! e* æ » x m + u :
Caco ré den o TE
T * " y: ` Š : RE 2 E s & E |5 "uu. é Ds » 68 re abattu, auquel « on a donné la forme de la partie de l'arbre cassé. On l'a mis à sa place, l'écorce tournée en dehors, et l'on a réuni avec trois cercles de fer assujettis avec des cla- vettes, cette sorte d'éclisse, à l'arbre fracturé. Par cemoyen, ~“ “la partie qui reste vivante de cet individu , a autant de force qu'il lui en faut pour se défendre. d'un nouveau es de vent. TIU UNE Onze autres vm cciam nb été eines plus s dm par Yougegen. Plusieurs ont perdu de très-fortes branches j jus- - quau niveau de leurs troncs, et d'autres ont eu les têtes . entièrement cassées à 2 mètres o cent. ou 3 mètres (3 oug pieds) deterre. Cesont six ifs, (1)un peuplier de Vir- è ginie, (2) dont l'individu måle est nommé dans les pépi- nières de Paris et desénvirons, peuplier suisse, et l'individu femelle peuplier de Canada $ un pin du lord Weimouth , (3) un cèdre du Liban(4) , un argousier ou rhamnoide(5) , et » une bacchante de Virginie (6). Les plaies qu'ont occasionné | les fractures survenues à ces arbres, avoient depuis 1:déci- ètre jusqu à à 0,54 cent. ( 4 — jusqu'à w- escis x de. Seiit-Mincio a le pére hâle, du soleil. et de lá pluie, et garantir les troncs de la carie. Pour varier i les chances, on s'est servi du ciment imaginé par M. For-
s v —
és O TEL S
: e Spas ee de i na E - ` (6) Baccharis’ halimi folia. a : Bee a s es pie ood " * * : - e : eu qc Hoc j d Ez "e ES * n » tw z 2 : E ri P3 à » : á : * * * * » è not. | S,
: E : : = 2: Len, ; £^ * a P.
& P š - : + a - UM Tora NATU VERTE 5g z
syth- (9; j | particulièrement pour les plaies des arbres rési- »
jeux toujours verds. Ces plaies sont beaucoup plus longues
et plus difficiles à se cicatriser que celles des arbres qui se
dépouillent de leurs feuilles. Le suc propre des arbres verds Don?
s'extravase pendant long-temps par les plaies, et pêche ^ vo»
qu'elles ne se ferment. Le ciment de M. Forsyth (ocn
trós-dur , s’opposera à l'écoulement de la résine, et facili- c
tera la croissance de l'écorce je ss recouvrir les cica- f
trices: :
- Sans deine - troncs dé ces. uibs dépouillés de - ». .
branches où de leurs têtes, ne formeront jamais des indi- = æ
vidus d’un port aussi beau que ceux auxquels il n'est poin&. ~
arrivé de semblables accidens. Mais les arbres sont si long- LE
temps à croître, et notre existence. est si courte qe
d ailleurs si difficile de faire prosp érer de jeunes süjetsnou- ž
vellement placés sous des massifs de plantations où les vieux |
arbres absorbent à eux seuls les fluides aériforn i med +
temps que — racines ——— du terrain uil
éniployettous les-ioyens; possible? T -
qu'on poss
belle que les autres.
ll y aeu ensuite trente-quatre autres gros arbres répartis
| dans le jardin, qui ont été déracinés et renversés par lou + ragan, dans la direction de l’ouest à l'est yet quinetenoient -
* iiem ee &
E
$ pot IR "Conserver ceux
( ms: une * brochure ayant cun “titre : Okai sur les aB uns ge «blessures et fruitiers et forestiers, avec une méthode particulière de Ter ce. par | r M. William .Forsyth , traduite de l'anglais ; “47 * Théophile Barrois jeune , quai des Augustins, n.° 18. Edit..1791. Elle renferme les procédés de la composition de l'amalgame, etla manière de.s'en seryir.-
| + et oro | ab : di
LÀ
40 ANNALES DU MUSEUM
plus à la terre que par leürs racines du cóté du levant. De ce nombre étoient septifs, huit thuyas de la Chine(1), cinq cyprès(2) et une sapinette noire (5) placés sur la butte, Dans le bas jardin on comptoit deux peupliers de Virginie, un guainier ou arbre de Judée (4),un pommier hybride (5), cinq peupliers blancs de Hollande (6), trois sorbiers de Laponie (7) et un mérisier à grappes (8). Les plus petits de ces arbres avoient 16 centimètres(6 pouces) de diamètre, à leurs bases, et les plus gros 0,49 centimètres(18 pouces ) environ, Une
. * partie du chevelu, beaucoup de petites racines et quelques-
-unes des plus grosses étoient rompues; mais il restoit suffi- samment des unes et des autres pour faire espérer que. les arbres pourroient vivre encore s'ils étoient redressés sur-le- champ et avecles précautions néceseigpn Voici les procédés qai ont été employés,
. On a commencé par enlever sous de arbres is la. partie aan par les racines-qui étoient en l'air, une couche de terre d'environ 0,65 centimètres (2 pieds) d'épa Elle "ibenipémement. ^ i par le poids progressif. "
arbres qu' iques-uns, tels que les ifs , de- puis sis de AS ani) Bopi, , elle étoit CN
-S che et dépour- vue de tout humus végétal. Wim terre stérile a..élé rem- s « A (1) Thuya orientalis. L. — (2) Cupressus semper virens. hc : : (3) Abies Mere, ; hort. Kew, »l AOL À L x F ge (5) Malus hybrida: L. > & ) —' de * (6)Populus alba grisea. Mus: } ponis, 5 637 ae. ) No a 5 ta b Sorbus RES SU co
E EARE ET a RSR
D'HISTOIRE NATURELLE. ár placée par une nouvelle terre de bonne nature, et riche en substance animale et végétale. l'extrémité des racines a été parée avec la serpette pourunir les plaies, et toutes celles qui offroient des contusions, des fractures et — com- mencement de pourriture, ont été supprimées jusqu'au vif. Pour redresser les arbres, on s'est servi pour les plus gros et les plus pesans, d'une chèvre , et pour les moins forts , d’un-cric et d'un auban. Il est inutile de dire que sous la corde de la chèvre qui embrassoit les arbres au haut du tronc , à la naissance des branches, et sur les dents du cric qui arcboutoit contre lestiges, onavoit placé des bourrelets qui préservoient l'écorce de toute meurtrissure ; et sur-tout de toute déchirure ; c'est une précaution qui est de rigueur et que doivent avoir en pareil cas tous les i E. arbres redressés progressivement et sans secousses; pour ne pas rompre de racines, ont été renversés d'environ 0,16 centimètres (6 pouces) en surplomb du côté opposé à celui où ils étoient tombés. Ensuite on a comblé les trous avec de la terre fine de bonne nàtu presque sèche qui , s'in- sinuant entre les plus petites racines, remplissoit les inter- valles et bouchoit tous les vides. Pour atteindre plus süre- ment ce but essentiel , on s'est servi d'un manche de béche qui, à mesure qu'on jetoitla terre, la faisoit couler entre les racines et ly affermissoit. Un arrosement copieux donné aux pieds des arbres, en délayant la terre, la faisoit couler avec l’eau , et remplissoit , par ce moyen, les plus petites cavités. Tita, on a établi une butte de terre pesante au pied de chacun de ces arbres, que des cordes attachées à des pieux placés dans leur voisinage, ou des étais, main- tiennent dans la position où on lesa mis, Ces supports ne
" z
43 ANNALES DU MUsÉUM
seront ótés que lorsqu' on présumera que les arbres pourront -
s'en passer et se soutenir d'eux-mêmes. . Pour en accélérer l'époque, on a cru devoir miser quelques branches du côté où ils étoient tombés, afin que » pesanteur de la téte des arbres ie virouvant phis considé- rable du cóté opposé, ils offrissent une résistance plus forte dans la partie dont les racines ne pourront, pendant plu- sieurs années ; les défendre des vents. Ce moyen nous a réussi sur- des arbres qui ont éprouvé le méme sort il ya "huit à dix ans, et pour en redresser d'autres qi: éloient en surplomb d'un côté, de plusieurs pieds. - | / Enfin des soixante-neuf arbres grièvement — y les vingt derniers dont il nous reste à parler , sont perdus sans ressource ; ce sont , 1.° un sorbier deschasseurs où cá leurs (1); 2.° iid eek um ou peupliers blancs (2); 3.° ailante glanduleux ; 4.° un févier à épines à trois pointes , B) carié dans l'intérieur dà tronc; 5.° un peuplier — e placé — un terrain peu analogue à sa nature aquatid 6.^ huit peupliers málesde TEE (5; faisant partio d'une allée d'arbris die cette espi en travers du point de l'horizon d'où venoit. cyprès pyramidal r 10mmeéim i
emelle; 8. "etenfin cinq ifs très-vieux et cangrenés "dinis leur intérieur. L'état où se trou voient cesar} aprés leur e ; h'offroitaueune
| y) Populus : | sé _(3} Gleditsia "—— E i i pm e v opulus viminea. Mus. Paris E ris 6 P $ virginiana, Be | | : +
€. x dig. x : = s : : : d t
D'HISTOIRE NATURELLE.. E ressource Eben conservation ; leursracines, pour la plu- part, étoient rompues et restées en terre; les autresindividus étoient brisés à rez-terre; de ce nombre étoit l'ailante, ou — vernis du Japon, dont l'accident pourre. être utile aux pro- grès des connoissances <cohomiquess,
Cet arbre planté en 1784, à sa ae us année de pépi- nière, étoit le premier d’une ligne formant une: allée com- posée de 18 individus de méme âge et d'égale force. Il avoit - un mètre 30 centimétres( 4 pieds ) de tour à la base; et g mètres 75 centimètres (30 pieds de hauteur. Son tronc avoit 3 mètres (9 pieds) de haut, et se divisoit en six grosses branches trésrameuses , dont l'ensemble présentoit une tête arrondie dans sa base , et oblongue dans son élévation. En . Van IF, il fut frappé par la gelée de cé terrible hiver, ainsi
que tous les individus de son espèce qui sont au Muséum. I! ` perdit son écorce dans le tiers de son diamètre exposé au nord, tant sur le tronc que sur ses plus grosses DEA et beaucoup. de : ses rameaux des pim jeunes pér il parut se rétablir de cet accident; et ainsi que ses voisins avec c vigueur; i a même wien plusieurs fois depuis ce temps avec abondance; étant le premier de ` æa ligne et du côté d’où souflloit le vent ; ila éprouvé toute -Yimpétuosité de son choc, et a été rompu net au collet de “sa racine. En sciant son tronc, on a remarqué qu’une partie du corps ligneux étoit oblitéré ét sec dans son intérieur, et ge Ke les racines qui appartenoient à ce côté étoient - et la plupart pourries. Cette partie ligneuse sèche étoit plus solide et plus dure que celle qui étoit vivante ; mais une et Pa autre offroient un boisd'un jaune påle ,veiné agréablement et d'une consistance qui paroit tenir le milieu ; | + 6*5
a.
L
$
44 ANNALES pU MUSEUM entre les bois durs et les bois tendres. Il n’est pas douteux
qu’on ne puisse en tirer un parti avantageux dans lachar-
pente légère, dans la menuiserie sur-tout, et peut-étre dans l'ébénisterie. Ces qualités qui ont déjà été observées par:le citoyen Rast (1), cultivateur distingué à Lyon , doivent mériter à cet arbre une place particulière dans les planta- tions. Il en est peu qui se multiplient aussi facilement, qui croissent aussi vite dans les terrains secs de médiocre qua- lité, et qui soient aussi peu délicats sur le choix des expo- sitions. Lorsque le tronc que nous avons mis en- réserve sera sec, nous le ferons débiter , et nous rendrons compte des observations que nous aura fourni priétés.
i son bois et ses pro- P : | D'aprés cequi vient d'é
moins pour long-temps. Eug Les dég its qu'ont éprouvés les bátimens de l'établissement
(x) Elles sont pulito dij i: bne i : xit. : E
ved Xs dans un mém u à la société d'agriculture du dépar- lement du Rhône, et imprimées dans Je recueil de ses travaux en l'an XI, um +
Let
D'HISTOIRE NATURELLE. 45 occasionneront une dépense de réparations cenviron 9000 francs.
Toutes ces pertes, qu'on peut réparer avec de l'argent et du temps, sont peu de chose en comparaison de l'existence des hommes; aussi la plus aflligeante qu'ait éprouvée le Mu- séum, est celle d'un des chefs d'ateliers des bâtimens de l'établissement (1) , qui, victime de son zèle, a été tué en vaquant à des desee did nécessitées par 6e — ——
*
€
(1) Le citoyen Kiener , chef de l'atelier de vitrerie, attaché au Muséum depuis 22 *
ans , étoit l'un des employés de l'étáblissement , qui par son exacte probité , sa mo- ralité douce , son zele infatigable et son intelligence son état , rendoit le plus de services à l'établissement. Le 25 nivóse dernier , ilest tombé du toit de l'amphi- théâtre public , où il travailloit à réparer les vitraux. Il n'a survécu que quelques instans à sa chute, Il laisse une femme enceinte et trois enfans en bas âge. L'ad- ministration fera tout ce qui est en son pouvoir pour adoucir le malheur de
cette famille juforumde; et há Venir wh des har e BREL de a um
EE do irr Me
JE «e
"
46 "ANNALES DU'/MUSÉUM
SUITE DES MÉMOTRES ers Bex les fossiles des environs de Paris.
«+. Pan LAMARCK,.
to TAg HaatOSg
* Ouvérture entière yx ayam àsa base n ni chance , ni-canal,
ioe GENRE KIVILE | * . TROQUE ou Tourre. Trochus.. CHARAC, GEN. `
Testa univalvis , conica, spiralis ; aperturd transversé …depressé , subquadrangulari ; axe obliquato.
Ts coquilles connues vulgairement sous le nom de Zima- cons à bouche aplatie , forment , sous le nom de /rochus, dans le systema naturc de tiiin un genre assez na- turel. Néanmoins , il m'a paru convenable d'en séparer les cadrans et quelques monodontes qu'on y réunissoit; parce que ces deux derniers genres s'en distinguent par des ca- ractéres particuliers que l'on saisit facilement. :
- Les troques sont des coquilles univalves, à spire plusou moins élevée selon les espèces. Leur base est plate ou con-
D'HISTOIRE NATURELLE. Ay eave, et leur ouverture qui s'y trouve est sensiblement déprimée et presque quadrangulaire. Cette ouverture coupe de biais la direction du dernier tour, et laisse voir une pe- tite portion de la columelle qui est constamment torse ou arquée. Ces coquilles reposent parfaitement sur leur base, mais leur axe est toujours incliné d'environ 20 degrés. —
En parlant des ca/yptrées (Annales , vol. 1, p. 585) j’aifait robe que ce genre que Linné avoit confondu avec les -patelles, s'en éloignoit beaucoup, et qu'il avoit de si grands rapports avec les érochus , qu'à l'égard. de plusieurs espèces il est assez difficile de se décider pour les rapporter à l'un à l'autre de ces deux genres. En effet, dans les #rochus , " cavité intérieure de la coquille forme autour de laxe | üne spirale. complète, tandis pe dans les ca/yptrées la ca- vité intérieure ne présente qu’ ’une | ‘spirale commencée par la languette en cornet qui s 'épanouit latéralement en un diaphragme courant en spirale Or, cette spirale: commencée est plus ou moins avancée tem les. espèc u— Outrel pporis que les troqt esotif avec -— MP ies zip ils en ont encore de — aves les cadrans , les mono- dontes et les sabots. Le nombre des coquilles connues est déjà si considérable , que presque par-tout on trouve des . espèces qui effacent en pole sorte les caractères des _ genres, de quelque manière qu'on sy prenne pour les cir- €onscrire, c sn pe les déesschee nettement les uns des autres. - A Tous : doen troques sont dés coquillage marins dont l'animal est. un mollu qué čé alé, ra | sür ün Biete charnu
auquel est nacht un pet operc mince, corné: et orbi- eulaire. nnm
=
48 ANNALES DU MUSÉUM |
Ces testacés composerit un. genre qui, malgré les réduc- tions qu'il a subi, est encore fort nombreux en espèces. Elles présentent beaucoup de diversité dans leur figure , et sur-tout dans les couleurs dont leur coquille est ornée. On en trouve dans presque toutes les mers, mais plus abon- damment dans celles des climats chauds. Il yenaqui ont paru si intéressantes par leur rareté et par certaines parti- cularités de leur forme , qu'elles Sont Heetaeherchées des amateurs. | |
Sous une écorce mince de ces coquilles, ; On rencontre une nacre extrèmement brillante ; et la plupart des individus fossiles conser vent encore os nacre dans ee ics son éclat.
ELI FOSSILES
AN "fsóque crénulaire. Vilin, Mar, Haro sE
Trochus ( crenularis ) edita; transversim. RESA ; Ari firent mar gine inferiore crasso tuberculis. majoribus: crenato ; columellá truncatá, n.
L. n. Grignon. Ce troque fossile n'est point rare à Grignon. 1l a de si, grands
£4
ERR avec le trochus mauritianus de Gmelii ( erem martini Conch. vol. 5,
m Dore La face inférieure de la coquille présente des : stries circulaires , "ino; au nombre de 6 ou 7. Elle n'est point- ombiliquée, Mon cabinet, 2. Troque porte-collier. ` Maeke ( monili ifer ) conicus imperforatus transversè granulatus ; anfractibus seriebus granorum quaternis; columellá obliquá subtruncatá. n, : Trochus nodulosus, Brand. foss. hant. p. 10,t. 1 » fig. 6. =. L.n. Louvres , aux ‘environs de Paris. Cette coquille est un cône e court >P ointu haut de 2 centimètres. Chaque tour de spire offre quatre ra de freins òu de EMO. ; asez égaux dans chaque is n
i : . E s te `
D'HISTOIRE NATURELLE. 49
- qui ressemblent à des rangs, de collier, On voit sur la base aplatie de la coquille huit rangées circulaires et concentriques de petits grains , et de fines stries rayonnantes qui les traversent. La columelle est arquée, tronquée, courante sur le bord de l'ouverture.
Cabinet de M. Defrance.
3. Troque sillonné. Vélin, n.° 15, f. 2.
Trochus ( sulcatus ) conicus , subperforatus, transversim “pear sulcatus 5 margine inferiore prominente.
e. Testa maculosa ; sulcis anfractuum tenuissimis subduodenis.
B. Testa immaculata ; sulcis profundioribus subnovenis. Vélin,n°15,f, 5.
L. n. Grignon , et les environs de Pontchartrin. C'est une jolie espèce qui a des rapports avec le érochus granulatus de Borne, (t. 12,f. 9 et 10) et avec le trochus conulus. La coquille forme un cône pointu au sommet, haut de 15 ou 16 millimètres , à tours de spire sans "conve xilé, et tous élégamment siriés en wavers.La base de chaque tour est um peu élevée et bien séparée du som- met du tour suivant par sa saillie. La columelle se fond dans la base dÿ bord droit de Pı ouverture. On voit sur la face inférieure un petit ombilie , en partie
í p^ # à
P$
pre PRE, rs 4. Froque dre. egent n tac - ^ s alligatus ) coni npe us abus ; infPadiha cingulis fili- `
2 er miS Panua biens : infimé crassiore. n.
L. n. Ben , près Pontchartrain. Cette espèce ressemble tellement à la précédente par son aspect , que je l'avois d'abord confondue'avec elle dans ma collection.
. Elle présente un cóne pointu, long de 18 millimètres , obscurément tacheté, quoique fossile, et dont les tours de spire n'ont aucune convexité. On voit sur chaque toursix cordonnets trausverses , inégaux , et dont celui qui bordele tour inférieurement est plus gros que les autres. Vers le sommet de la spire , ce
=i cordonnet inférieur est armé de tubercules. écartés, et le supérieur est cré- nelé. La ue se courbe vers la or du bord droit de l'ouverture.
5, Froque ES i Sed | Trochus ( pi conicus , impeoforatus ; s: anfractuum parte superiore costellis ` erebris et obliquis ornatá : inferiore tuberculis minimis. ime n.
4, ; 7
* a
w
5o ANNALES DU MUSÉUM
L. n.....Je possède plusieurs individus de eette“ espèce que je crois être des environs de Paris ; cependant j je ne trouve aucune note indicative du lieu où . elle a été recueillie. Elle a de grands rapports avec la troque crénulaire n.° 1. * Maisles tubercules de la partie inférieure de chaque tour sont beaucoup plus petits, et la coquille est moins pyramidale. Elle est sur-tout remarquable E ou) les petites côtes obliques et muliipliées qui ornent la partie supérieure PN “de chaque tour de spire. Cette coquille a un peu plus de 2 centimètres de lon- gueur. Sa base est large, sillonnée circulairement, Enfin sa columelle est tronquée et quas à son ex | à Mon cabinet. E 6. "Troque-aibusriné. Yin, r n° 15, , fig: 23 ronge Cuiboarinadus) aM eMetiodricus; perforatus ; arraile levibus ; margine inferiore per Riel “te , Idem anfractuum on -exserto. Vélin , n.° 15 , f. 3. y. Ideni anfractie taf mquriec Dus rolvetiibbs. VER 70 5.5.55 L. n. Grignon et- Pontchartrain. Cette petite coquille ressemble un peu par son . aspect à Phelix elegan: de DrapannauD ( tableau des moll. p. 70 , n.° 3); mais Cest une coquille marine dont le test assez épais, conserve encore sa substance nacrée. Elle présente un cóne raccourci dont la longueur n'est que de 8 où 9 Wüllim?tres. Les tours de sa spire, au nombre de 5 ou 6, sont lisses, n'offrent d'autres stries que celles formées par les différens accroissemens de la coquille, - et ont leur bord inférieur un peu saillant en caréne obtuse. La base dela co- quille estun peu convexe , finement striée circulairement; et perforée à la golupelle. L'ouverture est médiocrement déprimée. Dans la variété 8, le á inférieur de chaque. tour ne E deborde ge as cw et dans la variété Y * ied renfoncé , et c'est le ipe cette seconde variété q ue Cabinet de M. Defrance. z 7. Troque bicariné. i
Trochus ( bicarinatus )conicus pese sida BES , carinis don T
remotis. n.
L. n. Longjumeaux. Lee petite espèce trés-distincte de la précédente, . ; quoi- qu'elle en soit rapprochée par plusieurs rapports. Cette coquille forme un petit « cône moins raccourci, long d'environ 5 millimètres, et dont les tours de la. spire sont lisses, munis chacun de deux carénes, Tune à la base du tour , et l'autre. près de son soramet, On ne voit sur la face inférieure de. ia
a
| coquille aucune strie aire. La columelle se confond pei " Sh ude l'ouverture. - i
e
D'HISTOIRE NATURELLE. o 8. Troque agglutinant, Vélin , n° 15, fig. 6. Trochus ( agglutinans ) de ATE. basi dilatatus ; ; anfractibus ( externé ru- dibus , irregularibus , polyedris ; umbilico intus plicato. n. d s Tróchus uribilicaris. Brand. fossil. haut. p. 10, t. 1,f 4 et5 non Linni L. n. Grignon. C’est ùne coquille extrêmement Pr par la faculté dont jouit l'animal en la formant, d'y agglutiner différens corps étrangers, comme de petits cailloux ou d'autres coquilles qui se moulent sur la sienne et y produisent des facettes de différentes grandeurs et proportionnelles aux portions des | corps qui y ont adhérés. Cette coquille est non-seulement une véritable - xs fripière fossile , ais ce n’est méme réellement qu'une médiocre variété de la , fripière ees c'est-à-dire, du trochus conchyliophorus de Borne (mus. | cæs. vindeb. t. 12, f 21,29) qui vit actuellement dans les mers de l'Amé- rique méridionale. Si la coquille de Borne n'est point ombiliquée , ce qui se. rencontre en effet dans quelques individus de cette espèce , beaucoup d’autres (et j'en possède de tels). le sont éminemment sans o ia
f i
EI
rir d'ailleurs aucune autre différence , et on en trouve dont l'ombilic est en partie recouvert.
- Le troque agglutinant présente un cône très-surbaissé, pointu au sommet, dilaté à sa base, à bord tranchant avec des angles et des sinus irréguliers. . La face inférieure est. aplatie, $* un pen concave, et son ouverture - m déprimée,
L'ombilic, aussi en partie recouvert, comme dans le trochus d iu Í æst plissé EEE č | x
Mon cabinet, WP n IE
CADRAN. Solarium.
Cumanaor. GEN, Testa taha. mire idis is. licata : umbilico w margines 1 dri erenulato
aru Maier avec les troques, des rapports si considérables , que Linné les a rapporté à son genre "E a
*
9.
52 ANNALES DU MUSÉUM
trochus, et que depuis la détermination de l'illustre natura- sliste suédois, les zoologistes qui ont écrit sur les coquilles ont adopté cette détermination. Ces rapports sont, à la vé- rité assez remarquables, sur-tout si l'on compare les ca- drans avec les troques dont la base se termine par un bord orbiculaire tranchant, comme le£rochusindicus de Gmelin, figuré dans le couchyliologie de Chemnitz ( vol. 5, t. 172, f. 1697 , 1698 ), le trochus solaris de Linné, le £rochus couchyliophorus et notre trochus agglutinans. B Loin: les cadrans ont des rapports beaucoup plus grands encore avec les planombes qu'avec les troques ; ear lexamen des espèces fossiles nous montre qu'il est même assez difficile d'établir entre les cadrans et les Panarben.d des limites. cu tranchées.
)uoi i qu "il en soit , le genre dont nous traitons mainte- nant, "parom Wefan et se faitremarquer par un aspect particulier dans la disposition des toursde la Eus commun à toutes les espéces qu'il embrasse.
plane ou concave, un ombilic ouvert en entonnoir. T cu ractère essentiel de ce genre consiste en ce que le bord in- terne et en. spirale de l'ombilic est crénelé où denté. On pourroit méme dire'de ces coquilles qu'elles sont, ainsi que les planorbes, dépourvues de columelle. | . Les cadrans habitent dans la mer; On n fertilis. petit nombre espèces recueillies vivantes ou dans l'état frais; telles sont le ZrocAus perspectivus de Linné , son trochus hybridus., le torchus.varegatus , etle ‘rochas stra- iet a de Gmelin. | T s
‘à *
DHISTOIRE NATURELLE 53 ESPÈCES FOSSILE S.
1. Cadran évasé. 7 Hin, n. 15 , fig. 9: Solarium ( patulum ) convexum ; anfractibus sublævibus : PETS. d carinatis et crenulatis , umbilico patulo. w. : à | L. n. Grignon. Belle espèce tout-à-fait conforme au solarium kde par la disposition des tours de sa spire , et par son large ombilic. C'est une co-
quille orbiculaire, convexe, à tours de spire; paroissant lisses ; queiqu ils j ant en leur bord une carène
illimètres de diamètre ; et présent itt tombilie. en éntonnoir évasé ,
ou 1
dont le bord est orné de selon. L'ouverture de la rue: est ne ^ — subtétragone. Mon cabinet. ` MC Jie p.
2. Cadran sillonné. Solarium ( 'sulcatum ostensis es radiatim ditis E anfractibus levibus mar, ee diui: umbilico mediocri fornicato. n: nid d
. b. n. Grignon. Ce cadran est à-peu-] — - cds dai
Ses tours de spire sont lisses en dessus, à E ai bain mais deus sillons on de deux a tc contigus.: La. face inférieure des sillons rayı fre dans s
é du récente ce T Maas,
L. n. Grignon. ll est bio Ee
s:
54 ANNALES. DU: MUSEUM que ses tours sont garnis en dessus de rides ou de cordonnels transverses, striés verticalement ; e£ que son ombilic ést beaucoup moins large, et crénelé
.. . par de gros plis. Ce cadran n'a que 10 MES de Men . Cabinet de M. Defrance et le mien. bbb. b. Cadran d gouttière.: Plin, n° 15; P9 E |o Solarium ( spiratum ) conoideum , UA » snBst iath”; ;anfr actibus suprà planit, "S Subcanaliculütis , erenulatis ; ümbilic®erenato intùs granulato. n. “Li ni. Grignon. Petit gátra s caractérisé , fort élégant et remarquable en ce qu'il est! moins" dépri e ce ‘gouttière que forme leur bo ord périche: Tei Sont dere cette ' rampe est légère- (9 ment erénelé j et la coquille ést finement striée en iravérs ; mais due ma- nière à peine perceptible. L'ombilic est en entonnoir Pa évasé, — sup le bord, et granuleux iniérieurediant o Cabi de M. Defrance, | je - 6. Cadran eorne-dammon. Vilin, n2: fin Ssrtbilie aigba e - Solarium (ammonites ) ipei: discoideum ; tmp sf Tügis verticaliter sulcatis ; umbilico patulo c crenato.m. ` d Grignon. C'est une dià espèces les plus jolies et TN remarquables de Elle ressemble à une très-petite corne d: ammon , et na que 3 al e diambre. Cette petite ‘coquille est 'érbicühife, discoïde, à spire aplatie; ayant Sur chaque tour trois ‘rides ou “cordonnets contigus, sil- lonnés Pe ertic: leinent , ce'qui lesfait paro évasé
é que p es: re Ar ie. un cône court, ‘ayant
. x
ato. n. geh sin iin L. n. i Grignon? € Cette E biens
iil Ui 5
| a iin ; ces tours sont Tii un pe pose url a spire, sa face inférieure
un petit plat:
. dont l'ombilic fort fort évasé et à peine’ crénelé en son bord, ie a peit ‘cas , du lu plat. L'ouverture de la E est fort € Á— Cabinet de M, Défrance, nis esi; i] TET ion: ta
i. * s Le + + m a :
4 s m ad Ku *
i E E
d
este AE
e Fe. * phi $* Ò TRE! Gc EE
.
?
8. Cadr lran disjoint, Vélin De 15,f.12. .
Solarium ( disjunctum ) discoideum , carindtum , rev ; PAL es acie infe ar a subserrato. ne p^ at x
feriore convexá ; an Lue ior Vg
Le côté tone et convexe ADERAT: denté en scie. Il marine et Tint
à +
lui de M. Defrance CRE À deux faces. Vélin , n.? 1r Bg ge Solarium ( bifrons) discoideum, obtusum , leve, utrinque iot ulti "P alios obtegente sumbjlicis superficialibus serratis. . Cellé-ci n'ést pas moins remarquable que et
eren jst
$ M » , * y EJ ra + » À : - r ke « " 5 à id ~ ^ à " % A E E
56 ANNALES DU MUSÉUM
xm MÉM O I R E: i
SvRunnouveau genre de Mammifères à bourse , nommé DR Der PR “ aano AIA A A d ^ MELES.
et
: Rip iyu Eg de E
« cuve on PY h CEOFPROY. Sa . AK CuiMQUO- 0:794 ied vig LOST 90262
Miu Eo à 859
o WS deines
P *
cette dénomination, en exprimant qu'ils sont pourvus de mes deux matrices ; à l'avantage de-rappeler un des faits les plus remarquables de leur organisation , l'existence d'une
+ E
=
RE
; D'HISTOIRE NATURELLE. 57. bourse sous le ventre des femelles où s'achève en quelque sorte la gestation commencée dans la véritable matrice.
Le genre didelphis fut à peine établi, qu'on. découvrit dans l'Archipel indien de nouveaux animaux à poches ; ils ne furent, dans le principe, décrits que d’une manière assez vague. On sut toutefois que les femelles avoient leurs mamelles renfermées dans une bourse , et sur ce renseigne- ment , on n'hésita pas à w-— a nouveaux quadru- pèdes ES les didelphes. Ce ne fut qu'assez long-temps aprés qu'on apprit que les marsupiaux de l'Inde différoient de ceux du Nouveau-Monde par des organes importans ,
tels que ceux de la mastication, de la digestion, du mou-
vement et de la préhension: mais on étoit alors si aceou- tumé à les désigner par le méme nom générique , qu'on se
fit un scrupule de faire à cet égard aucun changement, et
comme par ce respect pour un usage qui s'étoit int t contre les règles, c on sen retenu dans le genre didelphis là encouragé,
lors de l'importante c découverte in ; à ranger en- ceux-ci parmi les didelphes, quoiqu "leen fussent bien plis éloi, nés Enfin comme si aprés tant de désordre il eût été permis de tout oser, on vit Gmelin admettre dans
p e * dia TN RE nomales, on se vit pe
— ce méme genre un quadrumane bien reconnu pour tel, que mon illustre maître Daubenton a avoit pulis. sous de nom
de tarsier. g
Je conçus, en lan IV, l'idée de mettre ide dans le cas d’estimer avec quelque précision les distances qu'il y a entre ces différens animaux, et dans une dissertation qui
pact dans fe 9-" lone: du Magasin encyclopédique ; je 4. 8.
» ` 58 + A NNA LOS. D'Un MUSE U M- soumis à unesorte de révision , le dernier reel de Gmelin à l'égard du genre didelpAus. : in^: | Mon promi soin fut de ramener ce genre i à son état pri- mitif.; je n'y laissai que les animaux à poches de l'Amé- - rique , auxquels tous les caractères assignés: par Linnæus, conviennent sans exception jte groupe, déduction faite de trois animaux qui y sont placés en double emploi , sera porté à. neuf espèces. mes publications futures. ... Je proposai ensuite de former , sousle nom «le phalanger, un genre des marsupiaux del Archipel indien qui ont la má- choire supérieure armée d'incisives et de canines comme les carnivores , et dies lesquels cependant on: né trouve plus à la mâch inférieure que le système. de dentition qui ça- : ractérise lesanimaux rongeurs. Quatorze espèces dont pres- que moitié sont à publier , réunissent les traits caracté- ques; de ces deux grands ordres, avec cette différence que sept d’entre elles sont. douées de la faculté de sauter d'arbres en arbres, et de voltiger au:moyen de membranes étendues sur]es flancs; tandis que les sept autres, dépourvues de ces membranes, ne. trouvent de facilité pousse Ister sur les arbres , que dans ler quiest.prenante comu des didelphes, et nue en ones partie. ', imag MR
orbes: kanguroos si. remarquables par la . dispropo jortio T
bo extrémités , l'absence de toute dent. canine et du Le des pieds de derrière, formoient mon troisième genre ; et le qua rime; étoit composé des’ dasyures sur lesquels j' jai crit une mono, ob) primés dans, le 5." tome de cet
à “croire qu’ k ess du. sense ibn es iaus que je me proposois d'établir. Ils
tête ést encore plus longue et leur museau
D'HISTOIRE. NATUREL... 59 formoient une série directe et bien. naturelle. Au nioyen des dasyures et des didelphes -cette série se rattáchoit aux animaux carnivores; et par les phalangers et les kangu ròos, elle alloit se fondre en quelque sorte parmi les nom- breuses espècés dè rongeurs. Il n'y ‘avoit aucune interrup- tion, aucune lacune, soit que l'on considérát les órganes de la mastication et de la digestion. en particulier, soit que l'on portât seulement son attentioli sur les organes du mou- vement et de la préliension. Mais ce résultat ; assez piquant pour que dans le temps je crusse devoir le faire remarquer, | étoit susceptible d’être changé par la découverte d’une nou- velle famille, la nature ne connoissant pas, à proprement parler, de séries continues; ni de chaines dans une direction unique. Deux nouveaux genressont venus en effet détruire toute la simplicité de cette combinaison ; de premier est celui des phascolomes dont j'ai tracé les caracteres dans le 3." volume des Annales, i, page 9645 et le second est le. nou-
L j V bui: sous le dte
22 Po 12 EE *
veau epis que je P adinim
$ E pa Description d du genre.
- Les péramèles xii des animaux qui i au premier. aspect
ont assez de ressemblance avec les didelphes;, “mais léur bien plus effilé : It aux habi-
il s'en faut aussi de beaucoup: qu'ils -particip tudes dé ces mammifères , et qu'ils puissent aller habiter t des plus grands arbres. Toute leur économie indique qu ilsvivent à terre; comme dans les blaireaux , leur nez est alongé , leur poil roide, et leurs piedsterminés
8 *
Go ANNALES DU MUSÉUM
par de grands ongles presque droits: aussi il n'y a pas de doute qu'ils ne se creusent un terrier , et peut-étre le font- ils avec plus de dextérité qu'aucun autre animal, n'ayant à craindre ni que leurs ongles se brisent ni qu’ils se dé- tachent; avantage dont ils sont redevables à la forme de leur dernière phalange des doigts, qui se trouve, comme dans les paresseux , les pangolins et les myrmecophages, fendue à son extrémité libre. — — |
On ne s'étonnera pas que j'emploie ici ce dernier carac- ière au nombre de ceux qui peuvent servir à la détermi- nation des genres, si l'on se rappelle le résultat auquel mon estimable collègue le citoyen Duméril a été conduit par ses savantes recherches sur les diverses sortes de configu- ration de los o7gléal. Il est tout simple en effet que cet os- selet, terminant les doigts et servant de moule à la matière cornée dont ils sont recouverts, contribue plus que toutes les autres parties de la main aux déterminations des ani- maux fondées we toucher. "we
Les pieds des péraméles déjà remarquables par la con- formation de la dernière phalange, le sont aussi par. a binaison numérique et l’arrangement des doigts; aux pieds de devant, il n'y a que les trois doigts du milieu qui puissent. être appuyés sur terre pendant la marche, ceux des côtés sont si courts qu’ils existent qu'en rudiment, et qu'on ne les aperçoit derrière le pied que sous la forme d'ergot. .
- Les pieds de derrière ont beancoup d'analogie avec ceux des kanguroos : le quatrième doigt est le plus long et le plus gros: le deuxibme et le troisième sont réunis et enveloppés sous les tégumens communs. On les distingue cepei dant à leurs ongles qui sont libres ; ces deux doigts. sont d'ailleurs
3 E
D'HISTOIRE NATURELLE 61 plus courts et moins épais que le dernier ou le cinquième, Le caractère par lequel les pieds des péraméles diffèrent pourtant de ceux des kanguroos , est la présence d'un pouce qui y existe véritablement; quoiqu'il soit fort court. Il est inutile sans doute esma dest que ce pouce est dépourvu d'ongle, puisqué c c'est un des attributs dud de tous les marsupiaux.
Les organes de la mastication se présentent aussi dcm notre nouvelle famille des péraméles dans un ordre qui ne s’est point encore offert à l'observation. Les dents canines et molaires ressemblent à la vérité pourle nombre, la forme . et l'arrangement à ce qui est connu à l'égard des dasyures “et des didelphes , c'est-à-dire que l'on compte chez les pé- raméles ges longues canines et vingt- huit molaires. Mais il n'en est pas de méme à l'égard des dents incisives: car'si comme dans les didelphes il s’en trouve dix à la mâchoire supérieure, ordonnance en est différente. - La dernière incisive de chaque côté est fort écartée tant de ses congénères en avant que de la dent-can le en arrière , et cette incisive a de plus la forme et fait la fonction d'une deuxième canine; toutefoiselleestimplantée dans los inter- maxillaire ou incisif: de plus, à la mâchoire inférieure il n'y a que six dents; anomalie curieuse , puisque c'est la pre- mière fois qu? on rencontre parmi les pesci cette com- binaison de dix et de six incisives ; la derniere incisive d'en bas est un peu plus large que les autres et à demi partagée par un petit sillon. —
Tous les marsupiaux parviennent à saider plus ou moins facilement de leur queue; il ne paroit pas, au contraire, que les péramèles puissent employer la leur à quelque chose:
62 AN NPA LES DUMUSÉUM elle est trop courte, à poil raz, et sans faculté i pous la préhension.
Leur museau ekvo trop long leur donne unair stu- pide au dernier degré; mais ils doivent racheter cette phy- sionomie triste et désagréable par la de légèreté dansles mou- vemens, et de la grace dans l'allure, puisqu'ils ont les extré- mités postérieures deux fois longues comme celles de devant. Nous leur’avions déjà remarqué, à l'égard des pieds de der- rière, quelqu'analogie de forme avec les kanguroos : cette disproportion entre les pattes, les en Usine ig dava- tage; c'est au point que je ne doute pas qu'ils n'ayent les moyens , tout aussi bien que ceux-ci, de s'élever sur les jambes de derrière, et des'en servir poas fournir des bonds presque aussi étendus. Enfin il est probable que les organés pe T génération des pe mèles , tout en se montrant avec cette analogie de forme qui caractérise tous les marsupiaux > nous auroient aussi
offert quelques différences génériques , mais nous avons été privés occasions de les étudier. |
2
Toutefois ces considérations sur iiie nous venons de nous étendre , nous ont paru commander - i pé ir
ment l'établi se it de la nouvelle f amille des péraméles dansl'ordre naturel, selle devra étre rues entreles didelphos et les kanguroos ^ ' $1. "Dischplión des espèces. e genre n'est jusqu'à présent composé que de deux es- pèces , de celle que M. Shaw a publiée sous le nom de di- do obesula , > €t d'une seconde qui est Mudo et à la- quelle j'ai donné le: nom de zasuta. Fill 1. Péramèles nasuta , pl. 44. La long gueur | di oss: et du nez de ce péraméle, en forme le principal caractère,
! BHI$TOIAE NATURELLE. 63 Mesuré depuis l'extrémité des lèvres jusqu'à Parigine de la queue, il a, en longueur, o,"45.— Sa tête, o,"11. — Sa queue, 0,"16. — Ses extrémités gntericures, 0, 08.— Ses extrémités de derrière , o,"^16. | © Sa dernière incisive, la. dent canine et les premières mo- laires, au lieu d’être contiguës sont irès-écartées les unes des autres, d’où vient la si grande longueur du museau : les molaires tranchantes sont lobées et à trois pointes ; celles du fond de la bouche, à base plus large et à couronne plate ne paroissent: point avoir été usées : “elles sont transversale- ment sillonnées, en sorte que leur couronne est hérissée de plusieurs petites pointes qui sont les sommets de ces mo- laires. Cette obsérvation feroit soupçonner que le P. zasuía ne supplée pas, comme le font les dasyures et les didelphes 3 au. défaut de chair, par un régime- végétal, mais qu'alors ce marsupial se se contenté d'insectes; et il y a en effet tout lieu de penser qu'il. fait méme de ceux-ci sa principale nour-
rimure "2 avenant RER veg onni puisse ba ds: rs
: E: H SE "c "n en y cherch ant find aliens de son ic ds m'en pues une autre preuve. .
Quoi qu'il en soit , les ates du P. nasuta sontcourteset oblongues, etses yeuxtrès-petits: Son poil est médiocrement rni , plusabondant et plus roide sur le garrot, mélangé d'un peu de feutre et de beaucoup de soies, cendré à son origine. 5i et fauve ot ou a à la pointe ; Ja teinte générale est l'un! ir, tout le dessous du corps est blanc, játres. La n" pourroit bien étre assez
et les Nc jaur forle et assez résistante pour contribuer de la méme nia-
nière que celle des kanguroos, au mouvement Brognesuit
en Ii
64 ANNALES DU MUSÉUM.
elle est d'ailleurs d'une teinte plus décidée, bise tirant sur le maron, en - - dessus et en- dessous d'une couleur chatain.
2. Péramélesobesula, pl. 45. Quoique je n'apercoive nulle- ment en quoi cetanimalest plus gras que ses congénères, je lui conserverai toutefois le nom trivial que lui a donné M. Shaw. Je crois que l'on ne sauroit être trop réservé quand il s'agit de changer une dénomination consacrée par l'usage.
Il y a long-temps que je connoïssois, par le Naturalist
Miscellany ,la figure du didelphis obesula , mais c'étoit en- vain que je m'étois occupé à en déterminer les rapports.; je n'étois mis sur la voie de cette recherche , ni par l'ana- logie, puisque cette espèce n'appartenoit à aucun de mes genres de l'ordre des marsupiaux, ni par la description de M. Shaw , puisqu'il n'en qualifie les dents que par l'épi- thète de nombreuses. J'eus toutefois le pressentiment que ce pouvoit étrele type d'une nouvelle famille, et dans cette persuasion , sachant que l’obesula faisoit partie de la col- lection de Hunter, je m'adressai en Angleterre à l'habile naturaliste Parkinson pour en obtenir les renseignemens que je désirois ; j'en recus pour réponse la printu: jue j graver pour accompagner ce mémoire.
Ce ne fut. donc que lorsque je vis le premier jn dont j'ai i parlé > que je pus suppléer, par des SRE Ea aux notions qui me manquoient toujours, et attribuerà obes ula les dents du zasuta. Je ne crois pas que ai me trompe plus en cette circonstance que je ne l'ai jusqu'à pré- | sent éprouvé: les organes. du mouvement sont trop parfai-
tement semblables dans ces deux péramèles, pour qu’ibn’en .
soi pas de mémeà l'égard des organes de la mastication. On | dans. geb rapports ils sont ae ensemble,
S
*
SET oia NATURELLE. -
-L'obesula. est gravé, pl. 45 de grandeur naturelle : visible pour I: les proportions du corps au précédent ; - à n'en diffère que pár sa tête plus courte, et si j'en. crois. le dessin que j'ai sous les Jeux, parcequ'il est aussi un peu plus ärqué. Les oreilles sont en outre plus larges et tout-à- fait arrondies. ;enfin le poil est également mêlé de soies . noirâtres à leur extrémité: la couleur en est généralement | jaune tirant sur le roussátre : le ventre est blanc.
Je rapporte | avec doute À cette espèce un individu de la collection du Aiueume et qui nous vient aussi de la Nouvelle-Hollande. Il m'est parveni dans un mauvais état de conservation, manquant de quete et de quelques doigts ; i surpasse de plus du double la taille de l'obesula , il lui res-
emble au surplus par ses oreilles arrondies , son museaü courtet les couleurs du poil qui | tirentcependant un peu plus sur le brun; sa tête, n'est pas non plus aussi gran. Te n ai ai fait MS: le. crâne, pl 45 pour qu "on puisse dé i du
UD DEAULN OHISA LL. 6 x7. : 5 de comparer avec celü 1s um rent e dans leurs
miéresmo nine bent trian gulaires etconti uen ; celles du. fond de la bouche ont leur couronne usée, ce qui feroit. croire ce péramèle plus parfaitement omnivore que Tautre. la dernière i incisive d'en bas n'est presque pas lobée : im ntervalle um la sépare de la dent canine, , n'est que delé- paisseur ( d'u une dent , etc. tous caractères par lesquels ce crâne Y de celui A £. nasuta. > Explication de la planche 45.
-A, Crâne du P. E uer Pied de derrière. — C. Pied PA icd Extré-
mité de la máchoireinférieure. — E. Extrémité de la supérieure.
4. i 0%
1
- SULTE DES RECHERCHES
1
66 ANNALES DU MUSEUM
s à : E ; 2 # 3 Sur les os fossiles de la pierre à plâtre des environs de Paris.
C ^ Pan 6$ CUVIER. :
CINQUIEME MÉMOIRE.()
Sur les os du Tronc.
PERACTA a SzceTrox.
e Descriptio d'un squelette presque entier s "ES les
carrières de Pantin.
J. AVOTS s déjà découvert le nombre et la forme des dents : jours parvenu à reconstituer des têtes; j'avois trouvé ou javois rétabli des pieds complets; j’ävois rassemblé des
omoplates , des humérus, des fémurs : :que je désespérois en-
core de déterminer jamais ce qui est relatif à Posté logie du tronc. En effet, les os de nos carrières sont presque | tous
détachés , épars, souvent même ils étoient déjà brisés avant |
d'être incrustés; on pouvoit donc croire qu Mer KH
la forme dequelques vertèbres, la longueur de quelques côtes; mais comment se flatter de savoir jamais
amais le nombre de ces parties, qui est si variable dans la | mature , que même des espéces congénères: différent entre elles - cet égard. L'ai et -
? ad Le seconde section déve mémibire qui traitera des m— P : qua mémoire où seront décrits M os des doe des à :
F F AUM ielques
á s xS
&
E | | + & C
D'HISTOIRE NATURELLE T 67- l'unau,par exemple, ont , l'un 9, l'autré7 vertèbres cer- * vicales; l'un 14, l’autre 23 vertèbres dorsales ; l'un 4, l'autre 2 vertébres lombaires. Le premier a 15 e " coccygiennes , l'autre n'en a que 7 ou 8, etc. | J'avois à la vérité déjà en mon pouvoir quelques mor- ceaux oü l'on voyoit soit un certain nombre de cótes, soit à un certain nombre de vertèbres à la suiteles unes desautres, et dans leur connexion naturelle ; mais il s'en falloit bien qu'ils me donnassent dans son entier , méme une seule des * - ,' divisions du tronc, comme les lombes, ou le thorax, ou la queue. Un morceau du cabinet de l'académie , aujourd'hui appar- tenant à l'institut, et représenté par Guettard dans ses mé- moires sur différentes parties des sciences et des arts , tome ,9 I, PLIV, le plus complet de tous ceux de ce genre que j'eusse encore vus , ne m'offroit cependant que neuf cótes. Le hasard voulut qu'au moment où je me croyois pour | jamais arrèlé dans mes recherches , on gécourris un mor- s ceau sonne prope à m'éclairei ; sur une grande i | nts qui m'avoient Eubunó jusque - là. Il fut trouvé à "Panun, et M. de Saint- Genis qui s'est occupé long-temps dela recherche des os fossiles de nos car- riéres , et dont la collection m'a été si utile pour mes mé- moires précédens, s'empressa de me donner avis de cette im- portante découverte. Les ouvriers s'imaginérent que c'étoit le squelette d'un bélier , et l'on en parla sous ce titre daus les papiers. publics; mais M. Frochot, préfet du dépar- tement ayant acquis ce morceau, et en ayant fait présent à notre Muséum au per de la commune de Paris, il me fut aisé de voir que €'étoit un squelette presque entier de " l'un de mes palæotheriums. 9*
Lass ix
*
+ a * j - a p
*68 "ANNALES DU-MUSÉUM * - [lyadeuxpièce#qui sont lacontre épreuve l'une de l'autre; « les os se partageant presque toujours en deux, lorsque lo pierre se fend ; je n'ai fait graver quela moitié où il est resté le plus d'os, mais l'autre m'a servi à compléter la des-
cription. " Lo + La figure est trés-exacte , et représente eene dde
de sa grandeur. i «oo
Après la sine: een à on S aperçoit qu ’outre de
grand squelette, dont les os sont à leur place, il y a entre A et B des os épars d'un autre individu beaucoup plus jeune, car ils sont tous épiphysés. Le graveur a eu soin de donner à cette partie de sa figure, un ton plus clair qu'au reste , afin de rendre la distinction des deux individus plus facile. Le grand squelette appartenoit à un animal adulte ; on n'y voit plus d'épiphyses, et il est probable que si la pierre eût été cassée plus heureusement, ou si les ouvriers eussent recherché les fragmens qui tenolent à ses bords, nous n'aurions plus rien à désirer pour la connoissance com- plète de cette espèce; mais la tête est presque entièrement enlevée en C; l'avant-bras est cassé prés du poignet en D ; la jambe à son tiers inférieur en E; la tête du fémur dart tement entamée en F; la quen none Je — sont emportés sur la ligne F A G. a»
(3 - Ainsi ce sont précisément. les extrémités, Sestà-dire is | parties les plus caractéristiques pour ,qui sanj: E. es dans ce morceau. - :
ent il nous en reste quelques ipt d'a: a+ c SR mes précédente |
d
N
*
in
- : . ahrscoins. NATURELLE x 66078 ci sur-tout: qui est encore en place, et qui a par consé- .
quent bien certainement appartenu à cet individu, est de cisive par sa forme cy indrique zet prouve que pog étoit du genre palæœotherium. Sa grandeur ne laisse ensuite aucun doute sur son espèce qui ne peut être, parmi celles
que nous connoissons, que le paleotherium. minus , et nous. m verrons plus bas que tout contribue à faire croire que. ce 3
Pest réellement; . . Ce morceau nous montre d'abord toute la branche r mon-
: dut de la mâchoire inférieure ec, d, e; et l’on voit qu elle.
est dans cette espèce | comme dans des Mire: de palocothe- 2 proportion Cairat PAART coronoide c etle condyle. d, est aussi la méme.
On voit ensuite des portions de six vertèbres cervicales, » g,h,i,b,l;Vadas estla seulequi manque. : Elles forment. ensemble une longueur d de hori. et le con tout entier rjr VECINA nous sl onu ABT
one m, n, o wa laissé qu une he: dé s son [74 2 ; ine est wu "HR moitié | de Ja pierre.
Watt Ts
Il n'y a point d apophyse coracoide, et l'on. : ne peut. dé- aminer | l'endroit où l'épine fesoit le plus de saillie. Nous faisons pas de doute que; l'acromion n Piani comme
port ayoir été ER 0,053, et, celle Yers. o" est de | 0,028.
es tous les animaux À sabot. ,
L'humérus p, q,7 est presque eülier ; sa tête inférieure r? 'esttonteàfait ila 0,105.de long ,:et 0,055 de large en P 4 L'avant-bras 5, £, 4,88 con se de deux os; l ecubituss. Hs
et le radius £, lesquels. restent rte dans Agute Jeux lon-
gueur , ce qui prouve bien que l'animal n'est point un ru-
5
70: ANNALES DU MUSÉUM * minant, car dans cet ordre le cubitus ne consiste plus que dans l'olécrane , qui west lui-même qu'un appendice du ra- dius, auquel il se soude entièrement. D'un autre cóté, on peut juger par la position du odiis, entièrement en avant du cubitus, et par la forme de la tête T inférieure de l'humérus, que le radius n'avoit point de mouvement sur son axe longitudinal, et que la main ne tournoit pas, ce qui éloigne aussi notre animal des familles des quadrupèdes et des carnassiers; il n'y auroit que les ron- geurs et les pachydermes qui pussent le réclamer sous ce rapport.
Ce qu'on voit du cube fait une longueur de ons; 3 V'olécrane a 0,034 de long , 0,017 de haut.
ll y a dix cótes presque entiéres (de2à 1 1),et l'on voit en arrière d'elles des portions de cinq autres (de12 2 à16) dont “tout le reste est demeuré dans la seconde moitié de pierre, celle quejen'ai pas fait dessiner ; de plus la largeur de l'espace Yide entre iere. us et la premiere cóte visible, ainsi que
jue 1, fait présumer qu'il y avoit au moins
a E , qui n'a pas subsisté dans ce morceau ;
est pour iav que j'ai mis le n.°2 à la première côte vi-
ble. L'animal en auroit donc eu au moins seize et peut-être | dix-sept de chaque côté. Ce n’est fuere que parmi les édentés, „les solipèdes et les Pd ue ce nombre est surpassé ;
aucun ruminant n'a plus de quatorze: côtes, et parmi les carnassiers il n' y a gue Mee et EM glouton qui en aient
. >
* š ] La
s, à ae mmo : " D'HISTOIRÉ NATURELLE. fi”
Lés douze premieres : vertèbres dorsales ont entiérement disparu dans les deux moitiés de la pierre ; on ne. voit que les quatre dernieres (de XIII è à XVI). La seizióme cóte est
. méme disposée de manière qu'on . voit qu elle répond à-la- *
);
fois à la dernière popibbre dorsale et à. D grege lom-
baire. 5n x T La XIE: «dorsale. montre une par assez nue ^ ; et son apophyse € épineuse est encore assez obliquement di-
SMS
"en arrière ; cellé deda- XT à pent un peu moins ; la
XV. la XVE et lestrois p es lonibai es LIIN i
l'ont dirigée en avant. — ^» Les deuxième et troisième Tiii Iet Hiniontrént de Me et meya Sn transverses $: ety.-
Es d
corps, -
La longueur de la partie Ale de son Ad a dà être di, 0,25. Ce qu'on voit. de la partie | lombaire est de 0,128, c'est-à-dire plus de moitié. |
:. Aucun pachyderme ni aucun édenté n'a tant de vertèbres Jombaires ; le chameau seul, parmi iles animaux à sabot, en a ce nombre*de sept; mais il est trés-commun parmi les rongeurs. et. les spams 8h un peu moins pre les carnassiers.
Nous ne pouvons rien dire sür UH vertèbres sacrées et coccygiennes , peeles ayoient absolument disparu de notre morceau ; il n'y restoit non plùs qu'un petit fragment du bassin situé vers À, à un pouce de profondeur , et qu'il
+
$n
E " ' $ |. i. : x. $ + 953 - ANNALES DÖ "MUSEUM ést ii inposible d'apeftevoir dans | là figure. T est ficheux que nous soyons i ari de ce — yaki de déter minàtión: 9ru5fioa SA .(17 e 0 Vest/entore plis que le fentit ne soit pas résté entier " Wa Ce qu'on ‘en voit a’ 0,13 dé long de F en; inais iln'est
as possible de dire au juste combien il en manque, -quoit
*
Sarti à " ew E amo. rs être qün: voie? jenmani : quite DRBIPRSETS —- conéiéérahleie De 9 Basi rid d PEE roe re 19° : # Y Pr - e - : * A * >$ p d] Phi [ érn avoit eu sesp INA POLS écrasées
le plus à regretter, c'est qu on ne puisse juger-sil avoit. ou
non:le txoisiénie-trochanter, qui caractérise. le cheval x Je
- étlaffaissées 5 il: s'étoit: élargi. ‘en aplatissañt. Ce: qiya - - & +
rhinocéros Skari s; et. ane: mous. avons retrouvé — ]
quée; le péroné z posé. dien est grèlo. et distinct dans "s
toute la portion guo en voit; lést À-peu-prés. droit , et “ý devoit trés-peu $ Etpe? dd delis du tibia. La méme dis- |
position a lieu dans les autres pachyderies , maaisnon dans ——— i lés rüininàns qui i n'ont ponit depéróné distet; ainsi Cest —
üne noüvelle preuve € nôtre animal me vient Mus de * d cet ordre. ; Mere ds awe: UE Uus ST
k SA à en à fie rt sioe ien de particulier, +
5 ET
D'HISTOIRE NATURELL E. 73 manquent à l'individu adulte; mais excepté trois dents, toutes les trois molaires supérieures, je n'ai rien trouvé d'entiérement reconnoissable , tant ces jeunes os sont. con- fondus et mélés, et tant leur fragilité les a fait s'altérer lorsque la pierre s'est brisée.
Ce n'est donc qu'en cherchant à adapter aux pièces que. nous trouvons dans cette pierre quelques-unes de celles que nous avons décrités dans nos mémoires précédens, - nous parviendrons à réintégrer ce squelette.
.. Or nous avons une portion de mâchoire inférieure qui Sarrangeroit trés-bien pour la grandeur avec la portion restée dans cette pierre-ci ; c'est celle du palæotherium minus indiquée dans notre deuxième mémoire sur les fossiles de nos environs , article E, $ LE, et représentée ih hp XI, k EM deux portions devoient disini: à une téte d'en- viron 0,15 de longueur, c'est-à-dire un peu plus grande que celle d'un eid; qui n'en a que 0,145. Les proportions du et du corps sont de même un peu plus grandes que calé dui un quee] Le cou est, comme nous l'avons vu ,de - 0,14 dans notre animal, de 0,125 dans le renard. Le doset les lombes pris ensemble de 0,37 dans notre animal, et de 0,52 dans le renard ; mais la proportion des lombes au dos est plus grande dans le renard, où elle est comme 15 à 17, que dans notre animal , où elle est, ainsi que nous l'avons vu plus haut , miae 1 à 2; c'est que le renard est d'une d
Y s 2 N form
Noustrouvons: parmi. les pieds de derrière que nous vom décrits dans mémoire , celui de l'article VIT,
et. de la pl. VI, qui est long de 0,14, ce qui revient aussi, 10 "
Pu
74 ANNALES DIU MUSÉUM comme nous l'avons dit , à la longueur du pied du renard. Rien ne s'opposeà ce que cé pied ne s'adapte à la jambe de notre squelette; car le pied seroit au fémur comme 5 à6 ou . 6,55 et dans le cochon ces deux parties sont comme 16 à 9. Les animaux à sabots, à formes plus légéres, ontle pied
plus long; il est dans lé boeuf comme 5 à 5, et dans le cerf
la proportion est encore plus en faveur: du pied ; mais ceux dont les formes sont plus lourdes ont des- proportions in- verses. Dans le rhinocéros, le pied est plus court. qoe la cuisse d'un huitiéme.
Il n'y a non plus rien que de naturel dans la nice de la tête au pied ; nous avons déjà vu que cette proportion est presque réalisée dans le renard qui a la tète de 0,145, et le pied de o,15. Notre animal, au contraire , ala téte un peu plus longue, comme 15 à 14; maisil y a bien d'autres es= pèces dans ce cas, et le mnm entre autres l'a comme 9 à8.
Si nous examinons maintenant les proportions du cou et des membres, nous verrons que l'humérus ayant 0,105; le cubitus sans bobicrane 9,11; supposant à la main. que nous n'avons pas, un tion à-peu-prés pareille à celle du cochon, elle auroit aussi environ 0,11; retranchant quel- que chose à cause des plis du coude et ele ules on auroit à-peu-prèso,3 pour la hauteur du membre de- devant : or nous avons vu plus haut que le cou à 0,14 delong, etnous avons jugé que la téte en devoit avoit MES c’est 0,29 pour la: nee totale. résulte de cette égalité que l'animal: pouvoit paitre et ines trés-commodément , sur-tout si, comme sa qualité de palccotherium doit lefairecroire, il avoitune petite trompe
our compléter ce qui manque à son couet à: ia téte pour égaler son: train de deyant. |
RTE LUE
*
D'HISTOIRE NATURELLE. Phe:
= Le fémur a dù avoir à-peu-près 0,1200 0,133 le pied avoit ó id et sans le calcanéum 0,12 , nous pouvons | bent donner autant à la. jambe ; ce sera pour l'extrémité posté- rieure 0,56. Nous avons vu que l'extrémité antérieure a dû avoir 0,5, 'est-à-dire 0,08 de moins, proportion trés-or- dinaire et assez commode pour donner à l'animal de la fa- cilité à la course. P.
_Noussommes-donc à présent les maître squelette presque entier de notre anima fois reconstitué , il n'y a rien. de si aiséque. muscles, puisque les limites des muscles sont, déterminées d'une manière absolue par | les ;apophyet des « 0$ apxquellos ils: prennent les attaches. yrs amid
Le pied de devant nous manque encore à, Ja Mie mais comme nous connoissons celui du palisotherium medium , nous ne serons pas bien téméraires en supposant que le pied du palæotherium minus n'en différoit gus gar la argus et non seb nombre des doigts. Me à
3 x dominer. le 1 le squelette une
" à 3 D AU à r * pur dà Es VAT ji + ve
í A Ba Dr POIIDOUWTIUBI
y [ond
E HIS i MAS fh Pte Š -
LI
%
76 s ANNALES DU MUSÉUM
. CORRESPONDANCE.
No E adressée à l’Institut national par M. Ortéga. .
f. Ris i ". Ron j AU LL LEM M " Tq t pr w.
lotte, Nutka, le détroit de Fuca etla presqu'ile de Californie
dans l'Océan Pacifique, enfin aux iles de Cuba et de Porto- -
Rico dans l'Atlantique. e uec Kd EE Ces voyageurs ont observé de prés quelques volcans , ana-
. lysé plusieurs sources d'eaux minérales, et ramassé uno collection d'animaux et de végétaux qui sera bientót publiée, Le nombre des animaux est de plus de 1000, et celui des Végétaux d'environ 3000. Il y a un grand nombre d’espèces
10uvelles , et à-per -prés200 genres nouveaux , sans y com-
| que ces naturalistes ont trouvé déjà publiés à
ndant leur voyage ils en avoient
E P'HISTOIRE NATURELLE. 77
NOTICE
D'une suite de Aitik sur p nouveau Mr, qui existe dans le platine brut, extrait d'un deuxième mémoire lu à l’Institut, le 25 pluvióse an XII.
2i K
n Am r A FE FOURCROY.
J "Ardit, ad le mémoire précédent, quele platine traité par les acides laissoit une poudre noire insoluble, dans laquelle la fusion par la potasse et le traitement successif par l'acide muriatique qui la dissolvoitaprès cette fusion , avoit montré la présence du fer, du chróme et d'un métal nouveau.
C'estsur cette poudre que nos recherches continuées avec un nous ont présenté les faits suivans :
o Partie égale de potasse en favorise mieux l'oxidation et » division , ainsi que la dissolubilité par l'acide muria- egi ; que ne le font trois ou quatre parties de cet alcali.
2." Ainsi traitée, la poudre laisse des grains métalliques ei fragiles, insolubles du nouveau métal pur.
SUA chaque fusion avec la potasse, la poudre exhale , au iin où on la lessive avec de l'eau, une odeur à ácre, pi- quante, comme styptique. Ces lessives distillées —Ü üne liqueur - trés-odorante, d'une sáveur astringente , don- mant par sa vapeur une couleur bleue foncée aux bouchons de liége, Mn la peau d'une couleur brune indélébile, 11
78 TANNALES DU MUSEUM devenant d'un très-beau bleu par la noix de galle , et for- mant ainsi une espèce | d'encre indestructible sur le papier.
4." Cette singulière liqueur. distillée devient rouge par les prussiates, et ce rouge passe au violet par l'acidenitrique. Une lame dé zinc y forme; avec une couleur purpurine qui devient bleue, un précipité noir indissoluble du nouveau métal. Le sulfate de fer et l'hydrogène sulfuré y produisent les mémes couleurs qui sont accompagnées de la destruc- tion de l'odeur. Enfin ce produit qui ne contient ni alcali, - ni acide , est une véritable dissolution incolore du nouveau métal, dont le caractere prineipal consiste dans l'odeur et la volatilité, puisqu'il passe à la distillation, et puisqu'il affecte l'odorat, comme ce qu'on: nommant x rec- teur ou l'arôme PVR |
.5.^ Il n'y a cependant qu'une portion Je nouveau métal, Fonte par cette oxidation alcaline, soluble dans l'eau , volatile et odorante, puisqu'en jetant de l'acide nitrique dans la lessive alcaline avant sa distillation , elle se.décolore " précipite des. flocons bruns, sans cesser de fournir , par la ation | osition par l'acide, le pro-
6.” Le précipité sons: l'acide nitrique-dans la les: alcaline de la poudre résidu du platine; est rouge-viol quand il est humide; il passe au "bleu et au noir q mta ak. bMs "- dissout dans l'acide muria
D'HISTOIRE: NATURELLE. 79 point d'oxidation , est donc volatil et odorant avec les aedes gomme avec l'eau.
7." Pour obtenir le nouveau métal pur , aprés avoir fait fondre et oxider la. poudre résidu du platine qui contient du chróme, du: fer.ét de lasilice, on la lessive, on dissout la matière qui reste dans l'acide muriatique, on a d'abord une dissolution verte à cause du fer qu’elle contient , et qui devient d’un bleu-foncé. On. évapore la FE Pr acide qui p t rouge , on én sépare la silice qui se précipite par ‘la chaleur; et on plonge. dans la liqueur décantée , du zinc en James , aprés y avoir ajouté quelques gouttes d'acide mu- riatique; sa couleur rouge 2p ara au vert et au bleu, et elle dépose bientôt, en se troublant, des flocons noirs brillans qui sont le métal nouveau en poussière | fine. On peut aussi calciner dans un creuset d'argent. le muriate du nouveau métal, aprés l'avoir lessivé.avec l'aleool qui en sépare le muriate de fer. On peut encore précipiter son muriate étendu d’eau par le gaz hydrogène sulfuré qui entraine le nouveau métal uui au soufre sans précipiter le fer. Dans le second procédé, l'acide muriatique s'échappe, et dans le troisième , le soufre se volatilise par la sublimation, en lais- sant également le métal pur. .
8." Quoique nous n'ayons encore obtenu que quelques grammes du nouveau. métal par les procédés indiqués , ces petites quantités nous oni suffi pour X: reconnoitre les pro- ewe suivantes: .
a. M. inti brillant, blanc prise) et très-fragile.
leise sans postca, une. fumée blanche. Ne ngs Mio on le traite avec du borax à un grand E. on Ln
8o ANNALES DU MUSEUM
T'obtient en petites masses fondues, adhérentes entre elles, blanches, brillantes, fragiles, et qui ont ais puo de leur poids. !
d. Ce métal est lindisoluble dans tous les: eòias , même le nitro-muriatique le plus fort, employé à la dose de trois ou quatre cents parties. Il ne devient dissoluble qu'aprés avoir été fondu avec la potasse qui l'oxide assez fortement et en raison du contact de l'air; après cette fusion et oxidation, les ácides sulfurique et muriatique le dissolvent et donnent des dissolutions vertes qui deviennent bleues par l'addition de l'eau, et rouges par la chaleur. [acide nitrique prend boris une couleur rouge dans cette dissolution. — :
e. Le prussiate de potasse ne précipite pasles dissolutions diides du métal nouyeau. La noix de galle les fait passer au violet et y forme un précipité rouge-brun. L'hydrogéne sul- furé les décolore et y donne un précipité pulvérulent d'un brun-noir. Beaucoup dé métaux, etsur-tout le zinc chan gent les couleurs de ses dissolutions, et en séparant lenouveau:mé- tal sous la otre d'une poussière verte foncée ou noire.
De toutesles expérie es jusqu'icisurle métal nou- “veau qui accompagne le platine etqui resteaprés. la dissohi- tion de celui-ci par l'acide nitro-m il résulte évi- demment que ce métal a pee Qat traction pourl'oxigóne, ‘ou est très-peu combustible: que bea p d'autres corps ont
la propriété de lui enlever ce nie, que cependant il est susceptible d'en absorber de l'air pendant sa fusion avecla potasse , e d'en absorber des quantités diverses qui lui donnent des propriétés un peu différentes, et sur-tout* des couleurs variées vene, Res; rouge et même: blanche. |
D'HISTOIRE NATURELLE. 18 métal n'est pas uni au chróme et au fer, comme nous l'a : vions déjà pensé d’après nos premiers essais, mais qu’il y est libre, isolé, ou tout au plus uni à du platine, tandis que le chrómate de fer ny est que mélangé.
Ces premiers faits ne sont au reste que les plus impor- tans résultats d'un grand travail que nous avons entrepris depuis plus d'un an, le citoyen Vauquelin et moi; il reste une longue suite d'expériences à faire encore sur ce métal singulier si différent de tous les métaux, sur ses propriétés caractéristiques , et sur ce qu'il peut présenter de remar- quable pour la chimie et l'histoire naturelle. Nous conti- nuons nos recherches avec persévérance ; et je consignerat, dansles Annales du Muséum, ce qu'elles nous auront fourni d'important et d'utile, à mesure que notre travail R et qu'il donnera lieu à de nouvelles découvertes. -
étoient conservés, l'arbrisseau de Chine fit pa
8a T ANNALES DU MUSÉUM'
"MÉMOLREÉ
Sr UR de Gr owing wp t de poe de la famille des
ee Pan A. qe ti X $ SIÉU.
Lionsqur l'abbé. Gallois revint de Chine en 1765; 51 en rapporta plusieurs végétaux vivans dans le nombre. des- quels étoient deux petits arbrisseaux inconnüs; Le: premier, donné par lui sous le nom du rai Thé, et déposé dans le jardin de Trianon, fut jugé tróe-différeni par Bernard de Jussieu qui le prit pour une nouvelle espèce d'orme, et son me Su ne e. fut confirmé que long-temps aprés, lors- que l'arbrisseau multiplié de bouture et distribué dans divers jardins, donna enfin ses fleurs et ses fruits. Le second à à feuilles alternes, ovales et stipulées , ayant le port d'un Grewia ,fut
donné à la princesse de Marsan à laquelle Lemonnier , son
médecin et son ami, avoit inspiré le goût de la botanique et. des collections de plantel étrangères. Il fut placé dans sa
tite maison de Montreuil près Versailles, où elle avoit établi ses serres et ses cultures, Lorsque Lemonnier devint propriétaire de cette maison et de tous les végéta |
en Il n'avoit point encore fleuri qnid
D'HISTOIRE NATURELLE. 83 unescertaine croissance ; cependant on le regardoit toujours comme un Grewia, et Lamarck, en 1789, le citoit dans Encyclopédie méthodique, comme ayantquelques rapports avec son Grewia pilosa: Lemonnier. espérant qu'il fleuriroit plutót dans la grande serre de Mesdames de France à Bel- levue, le céda à ces princesses ; mais il continua à végéter dans ce local sans donner aucune fleur. Il fut transporté, al y a environ dix ans, au Muséum d'histoire naturelle avec d'autres plantes de la méme collection , et déposé dans la grande serre du jardin où il s'est élevé à la balieur de douze pieds, produisant un feuillage assez épais et d'un verd très-agréable. Enfin, après une longue attente , il a produit une seule fleur l'automne dernier, et l'on a pu S'assurer que c'étoit un Grewia, comme on l'avoit toujours présumé ; c'est donc une par no à ajouter à celles. déjà connues. 5 7
. Le genre Grewia que l'on a ipii en français sous le nom de greuvier, a. éié établi par Liquipe en 1737, dans Ja première édition de som Genera. rum: a des
caractères assez frappans pour WES dune gué a tout autre.
Son calice est à cinq divisions profondes colorées dans leur intérieur; ses pétales au nombrede cinq, garnis à leur onglet d'une écaille intérieure ou d'une glande velue dansson con-
_ four, sont attachés au bas d’un support central pluso ou
moins élevé, qui porte à son sommet vdd ibis ines 1 reuse up Suis dont. les nti thères ont arrondi ntour : niral élevé sur le méme support. sunpie terminé par un stigmate vient uné baie charnue contenant »yaux osseux, chacun à deux loges
84 ANNALES DU MUSEUM
remplies d'une seule graine, dont l'embrion aplati est re-
couvert d’un périsperme charnu. Ce genre qui d’après cette
description appartient à la famille des T'iliacées, n’est com- posé que d arbrisseaux ou petits arbres dont les feuilles sont toujours alternes, simples, stipulées ; et les fleurs disposées, au nombre de deux à six, en ombelle sur des pédoncules axillaires garnis d'écailles qui entourent la base de ombelle. Le support central qui élève les étamines et le pistil, forme avec MW ou glandes des pétales, le principal carac- tère distinctif du Grewia , et ne lui est commun dans cette famille qu'avecle Colona, genre nouveau de Cavanilles; mais celui-ci differe du premier par son fruit sec, divisé à sa ma- turité en quatre parties anguleuses du cóté de leur contact, convexes et ailées du cóté extérieur, remplies chacune de deux loges et d'autant de graines.
Linnæus, qui avoit placéle Grewia dans sa andri à cause du support sur lequel les étamines sont élevées , publia , en 1757, la première espèce connue alors vivante dans le jardin de Cliffort, c'étoit son G. occidentalis; il indiqua en même temps une seconde espèce mentionnée . dans Z'hort. malab. vol. 5, p. 91 t-49 , sous le nom de: Pa paroea, qu'il rapporta peu après à son G. orientalis s, et qui dans la suite fut jugée différente. Dans son premier JManiissa, en 1767, il ajouta une troisième espèce, G. asiatica , et dans la douzième édition de son systema pu- bliée quelques mois après, il réunit au Grewia son genre Microcos, " Doprava séparé et placé dans sa polyandrie,
parcequ'il wy avoit pasremarqué d'abordle pivotcen tral, ni
| les Un des Pls: ni iles face noyaux biloculaires du
D'HISTOIRE NATURELLE. 85 Microcos paniculata , qui fut nommée G. microcos; une autre, M. lateriflora, fut confondue par cet auteur avec le G. asiatica.
Forster avoit publié , en Lo. dans sa flore australe un genre nouveau, sous le nom de Mallococca dont il n'avoit qu'une espéce. Quoiqu'il ne fit pas mention du support des étamines et des glandes des pétales, ses autres rapports avec le Grewia étoient si frappans que l'on pouvoit supposér l'existence de ces deux caractères, et Linnæus fils, dansson supplementum. publié en 1781 , lenomma G. mallococca. Il ajouta aussi une sixième espèce, G. salvifolia , reconnue depuis pour appartenir au genre Alangium placé loin de là dans une autre famille, et même dans une classe diffé- rente. Vahl et Lamarck , en 1789,-ont encore réuni au Grewia le genre que Forskal, dain; sa flore ERRORS nomme
Chadara, et qui renferme trois PTT par Vahl dansses Symbole: sous lesnoms de G: populifolia; G. excelsa et G.« velutina Le méme à aioute quatre
autres , 6. lævigatä, G. glandulosa, G. Jursuta , G. tiliæ- folia , et rapporte à cette dernière le Microcos laterifolia que Linnæus avoit réuni à une autre espèce. Lamarck re- tranche le (Gs: orientalis qu’il ne connoit pas , pour y subs- tituer son G. pilosa que quelques botanistes pourront croire le-méme décrit avec plus d'ekactitude, Enfin Wil m'admettant paseo elt grüeot de) menclatur: EAE: ri ent lé dans la Pol andrie; , rappelle, insson édition deLinneus, ; onze des espèces précé- nenténoncées. Il en sépare le G. microcos qu'il rétablit listinct , parceque lefruit, sélon lui, necontiént qi un pans à trois 1 et. "ht ses Pii sont nus à leur 12 ;
86 ANNALES: DUY MUSEUM
onglet. Nous nous sommes assurés, par plusieurs observa- tions, de l'existence du support central et des pétales glan- duleux dans cette plante; ce qui nous fait présumer que l'autre différence observée dans le fruit tient à quelque avor-
vations suivantes : 5 |
"
bras Fa ri "e i M Fit: ena ti "
FREJM
nombre a Tes feuilles marquées ‘à leur:
ent ont ci
per v
seulem
D'HYSTOIRE NATURELL SE. 85 pour établir des divisions dans le genre. Le silence des au- teurs dans l'énumération de ces nervures pour les espèces que nous n'avons pas vues , nous à quelquefois — 2 E les bien placer. l
° Le pivot qui élève. foi organes jiii est ordinaire- ment t plardilout dans son contour, et suinte de toute sa surface une liqueur mielleuse ; supérieurement il est bordé par un bourrelet ou renflement souvent garni de poils qui entoure le point d'attache des étamines. Les pétales insérés au bas de ce pivot, le recouvrent par leur base élargie et droite que tapisse intérieurement un corps charnu ou une glande dont le contour est dessiné par un rang de très- petits poils disposés enauréole; le diamètre vertical de chaque glande égale toujours la hauteur du pivot, et les bases des pétales rapprochées présentent ensemble la forme. d'un godet; si cé pivot esttrès-court, la glande est presque nulle. 518, * Ea. partie du pétale qui se prolonge en dessus de la glande varie dans les e: ces. ne les unes. elle e est trés- courte, ayant - moins d'une ligne delongueut; et cecaractère se remarque particulièrement dans plusieurs de celles dont les feuilles sont plus alongées. Dans d'autres elle s'élève à la hauteur de la moitié ou des deux tiers des divisions du gite, ou rarement telle leur eat M $4 et dans tous
d
i f ux Lk uk p
e m lq wes rapport avec de di-
88 ^ ANNALES: DU MUSÉUM
offrent. des particularités remarquables. Le G. epeal;
d'aprésdes observations répétées sur plusieurs fleurset méme
sur des boutons ouverts avec précaution, n'a:-que quatre:
divisionsau calice , et manque absolument de pétales comme le Sloanea, le Ryania,le F'lacurtia, autres genres dela méme famille ; mais il a, comme le Grewia , les organes sexuels élevés sur un pivot, et le calice coloré intérieurement, Il est difficile dé l'éloigner de ce genre dont il a d'ailleurs tout le port , mais il faudroit voir le fruit pour mieux décider sil doit lui rester réuni ou former un genre voisin. Le pédoncule des fleurs plusieurs fois rameux , | présente une nouvelle différence dans cétte même plante.
2." Le G. eriocarpa n'a point de pivot sous les étamines, s ou, s'il existe, il est si court qu'on le remarque difficile- ment. Comme nous n'avons qu'un échantillon en. fruits bi noués , le calice n'a pu étre observé qu' "imparfaitement ; il n'y reste aussi qu'une portion des étamines qui ont la méme forme que celles du Grewia, et quelques. pétales très-petits linéaires non glanduleux , qui paroissent éloigner cette plante, mal
dans une des sections qui les précèdent. * 6.° Nous avons figuré douze espèces nouvelles et deux d. celles qui sont dans le symbolæ de Vahl , en ne donnant que de Mais. suffisant pour les faire reconnoître , afin de ménager moyens d'en présenter un plus grand nombre. Plusieurs.
ont été Core "he - coul fe grayurés, “toientg
Pup “à
malgré son port semblable. Nous sommes - portés à croire que le G. velutina , etle G. celtidifolia mieux . connus se confondront ensemble , et rentreront facilement
retrouvées dans. différens herbiers existans à Paris , ne nous
D'HISTOIRE NATURELLE. 89 sion. Celles que l’on n'a pu dessiner, soit par défaut de temps, soit pour ne pas surcharger l'ouvrage, ont été désignées assez exactement dans la description, pour qu'on puisse les reconnoitre. Nous ajouterons ici que, parmi toutes ces espéces déterminées la plupart sur des échantillons secs et isolés, quelques-unes pourront dans la suite, malgré l'at- tention donnée à ce travail , se confondre dans la mème , ou former.de simples variétés , lorsqu'elles auront été véri- fiées sur un plus grand nombre d'individus. |
R Priti BREVISSIMA. Pois ms trinervia.
1. G. MULTIFLORA. Gia xivi,f i Folia eripéllioarin odée- imao iat pu glaberrima; pedunculi 2-4 juncti , graciles longi , 5-4 flori ; calicis laciniæ parve Janceolatee staminibus longiores.Fructus goeha: » e» vieni om Car.ex siccá,
2. G. GUAZUMÆFOLTA. (pl. xivru, f. 3.) F " 7 a acumi- nata , dentato-crenata crenis inferioribus gl le toribus, suprà glabra, subtùs subtomentosa ; pedunculi solitariis dé 2-5«flori ; ; calicis laciniæ longe angusta, staminibus vix dupl longiores. Fructus ignotus. Ex Jav. Car. ex siccá.
3. G. romenrosa. (pl. xxix £1) Folia quinquepollicaria , ovato-lanceolata linge utrinque tomentosa y hinc latiora et basi productiora ( ut in celtide); inæqualiter dentata ; pedunculi breves na calis. Cors sm Fruc- fus ignotus. Ex Javà. Car. .exsiccá. |
4. G. mmsura. Vahl symb. 1, p. 5; Lin. Wild. 2, p. 1166. Folia (ex Vahl) lanceolata acuminata basi rotundata, also latere breviora , mollia subtüs villo- ensa de serrata; pedunculi terni , aut interdùm solitarii, triflori, floribus ses-
iliata.Ex Indiá orientali.Car ex Vahl.An precedenti affinis?
S G. MALLococca. Lin. fil. suppl. 409 ; Lin. Murr. ed. 14, p. 827 ; Lam. dict.3, páis Ho. vi: 2, p. 1165. — Mallococca crenata Forst, qm Folia apata
-Microcos... s nep où $74. d zd E iaculum Lin. i Rad “Wild. 2, n sage ho Ma 1,t. 56.— Folia sem
90 ANNALES DU MUSÉUM era acuminata giabra MG venosa, sise aut vix crenulata’
ali iniæ st lores; petala iisdem triplè Fr fructus sabes Ex Tndiá orientali. Germen vidi verè s stipite brevi et € glandulosa. Car. exsicecá. `
9. PETALA OBLONGA. Folia basi ede e
7. G. verrucosa. Folia bipollicaria ovato-oblonga , margine incequalia et serrata, suprà subscabra scepé verrucosa , subtus tomentosa ; pedunculi solitarii breves 1-2- flori , floribus parvis; calicis laciniæ anguste staminibus longiores ; petala iisdem breviora ; fructus levis ; ; sphæricus aut didymus. Ex Javá, Car; ex. specimine for- san adulterato et ex flore unico malè observato. Affinis See et hujus fortè va- rietas ex Vahl apud nos ipsam observante.
- G. Excesa. Vahl symb., 1,p. 35. — Lin. Wild. 2; 1166. sana arbo- rendi ægypt. p. 105. — G. arborea Lam. dict. 5, p. 45. Folia oblonga , inæ- qualiter obtusè serrata , suprà levia, subtüs incana: ; pedunculi sæpè solitarii , tri- Jlori; calicis laciniæ lanceolate staminibus et petalis longiores. Fructus ignotus, Ex Egypto et Arabiá ubi SceracA dicitur. Cár, ex Vahl et. T'orskal, '
9-G. urcoron. (pl. L, f. 2. ) Folia bipollicaria ovato-oblonga obtusa , ma ar. gutè serrulata quasi integra, suprà nigro-virentia , subtis incana ; pedunculi 2-5, oblongi , apice 2-3-flori ; calicis lacini angustee , staminibus. et petalis. cequalibus pauló longiores. Fructus ignotus. Ex Senegal. UN ex siccá.
10. G.euwerouta. ( Pl xus, € 2. ) oli "formi usoulæ glabra , apice rotundato crenata , basi plant iniit: $ POTA, seliiniet Eom biflori ; MK ini Due; panne et I ipee cnm paulà ut m 25. .
v. To WI. 31
E») ,Siecá. 1 $ a FT A ut E — ERN. Tx ovy C eee 71 Te UL eee Jy. .z x : C lætè ue Wt S ie in r T T Tw MP VU. " , CES URS T 7 d os : kod Saa - ai virentia: pe É Go NÉ. ERG ha $3 À dran iem EPES 1 7 et ^ 7] L p $£ hh £ i à de Ll S En Par 4 € Suse UN) LCTEX viva À inkort,
ibis J sirnilas keren SS aikai aut in atm nd n calicis laciniæ longe , staminibus subæquales , pe petalis duplo longiores ; ; fruca aber. Ex ns. Car. ex siccá. Folia non aspera ut in sequenti nec Pie 13. G. caméras Lin. sp. ed. rs Lin. Wild. 2, p. 1165. — Pai m si-paroea hort. Malab. 5 t. 46: — Frutex... Pluken. t. 50, £. 4, — Folia bipolliearia o
! DHIST OIRE NATURELLE. 91
palis Vriplo longiores ; ; germen villosissimum ; fructus ex Rheedio pilosus quadrilobus. Ex Iudià orientali. Car. ex siccá. À sequenti discrepat foliis angustioribus acuminatis non ‘crassiusculis et petalis multó brevioribus : undè huic , potius quàm G. pilosæ ; additur nomen Linnzanum eum synonymiá Plukenetii et præcipuè Rheedii — describit acuminata et petala brevia delineat.
14. G. ricosa. Lam. dict. 3 , p. 43. Folia bipollicaria ovata crassiuscula subas- pera ( more ulmi ), crenata ; pedunculi 2-6-flori axillares et terminales ; j fructus pi- losus. Ex Indià orientali. Car. ex siccá apud Lamark. Florem non vidi. Petala, ex Lamark, calicinis divisuris linearibus oblongis pauló breviora.
15. G. ezANDULOsA. (pl. xtv , f. 1.) Vahl symb.1, p.34; Lin. Wild. 2, p. 1166, Folia tripollicaría ovato-lanceolata acuminata utrinque Fm , crenulata , crenis in- ferioribus glandulosis ; pedunculi solitarii breves crassi subtriflori ; ; calicis laciniæ oblonga petalis ovatis majores, staminibus equales. -Fructus ignotus. Ex insulá Mauritianá. Car. ex siccá.
16. G. zævicara. Vahl symb. 1, p.34; Lin. Wild, 2, p. 1166. —- Folia Kiin caria elliptica jobtusè acuminata, utrinque levia , apice serrata , basi epa * pedunculi solitarii longi isap Ey Tn orientali. Car. ex Vahl. ..
.. 17. G. morris: Folia t -lanceolata , dentato-s errata dentibus i in- fimis diélandibos. erassiusculi , mollia suprà glabra, subtùs tomentosa , brevè pe- longiores scepé è triflori ; calicis laciniæ longe
#iolata : p k d dedo ict Cyl eni caia à sE si
lacini® long* , staminibu —€—X ; mend id sube qualibus pauló br
peque Ex Indià orientali. Car. ex siccá. Affinis sequenti. diee Gaei "euo p quunt $ ie tripollicaria ovato-oblonga , acu- glabra; Į pnu eod yy an EEDA ced
92 |. ANNALES DU MUSÉU M.
. 22. G, onriQva. Folia sesquipollicaria lanceolata dentibus crassiusoulis , altero datere latiora indè obliqua, utrinque pilis stellatis conspersa, brevé petioláta ; sti- pule lineares petiolo equales ; pedunculi eodem. longiores. solitarii triflori ; ; stamina
petalis. long giora , calice oblongo breviora. Fructus ignotus. Ex Indià orientali. Car. aes eg.
“r
LE oblongo ; Pedunculi 28, oed ied veni 28 jj
- 25. G. oceipgNTALI. Lin. Sp. ed. 1, 964; Lin. Wild. 2 , 1165; Lam. dict, 3, p. 42.—Ulmifolia.... Pluken.t. 237, f. 1; ; Comm. hort. 1 ,t. 85; ; Seba V. E. 26, L3.
à A Rp guMia.e crenata glabra: peduneuli oliarni $ -flori ; calicis Linie
oh
| , petalis conformibus æquales ; fructus
poss Ex A et ENA, Car. ex vivå. PETALA OBLONGA. Folia basi quinguenervia.
24. G. rorvrmrorr. Vahl symb. 1, p. 33; “Lin. Wild. 2 » p. 1165.—Chadara tenax Forsk. ægypt. p. 105. — G. chadara Y dict. 5; p. 44: Folia orbiculata ( populi tremulæ )inequaliter. obtüsè dentato-crenata; ; süprà glabérrima, subtàs vix pubescentia; pedunculi solitarii filiformes longi uniflori ; calicis: lacinia: dinéares oblonge , albidæ , staminibus longiores , petalis albis dimidio minores 5 fructus co- riaceus glaber sep? bilobus et dispermus. Ex Ægypto et Aràbiá ; mimos Ghider, Car. ex Forsk. et Vahl. An Folia quinquenervia ?
25. G. BETULÆFOLIA. (pl. 1, £. 1.) Folia pollicaria cordata serrata subvillosá ; 1 pedunculi solitarii graciles Engl abortu uniflori ; calicis laciniæ longæ staminibus et petalis. cequalibus pauld longiores. Fructus ignotus. Ex Senegal. Cor. ex siccá. Anteà culta in horto parisiensi ubi dicta G. foliis maps me albo. An Vc um przcedenti ? |
26. G. ROTUNDIPOLIA. EpL. 5 f. 8. ) Folia semipollicaria rotunda ( fori betulæ pu- mile ), crenulata sul tosa albida; Fe id 2-3 ee 2-5- ice floribus etg calicis laciniee oblonga: staminibus pales , petalis germen ali lbidum tomentosum. Fructus ignotis: Ex Coroma " DEO ASIATICA. Lin. mant, 122, Syst. ed. W, pP. 603; ; Lin. Wild. 2, P- 1167; Sonner. it, ind. 2,p. 244, 1.138; ; Lam. diet. Mis p | Vill mb. 1, p. 35. Folia (tiliæ )2-3-pollicaria , cordato-subro ; cutè serrata — glabra, subtis canescentia , petiolo brevi à hoiculi aAA gi | ; calicis dacinie oblongæ PES paulè büglor: ; petala ovata , calice dupl breviora ;
n tomentosum. Fructus ex Sonnerat ws irn glaber , rubens. pen
edulis, Ex Coromandelià ubi Falsé dicitur, Car. ex
28. G. AnvriLArOLLA A. Vent. herb. Folia 5- SES latissima cc -— 2 sinualo | am. hiat , suprà subscabra , subtis s su mec x
D'HISTOIRE NATURELLE. 95 longe, staminibus subægquales etpetalis dupló longiores ; germen villosum ; fructus cerasiformis glaber. Ex Javä. Car. ex siccà apud Ventenat. Affinis G. tilizfoliz , sed flores et fructus majores; folia majora apice sinuata, et horum nervi ja infimi breviores ac tenuiores.
29. G. TILIÆFOLIA. ( pl. xr, f. 2. ) Vahl symb. 1, p. 35; Lin. Wild. 2, p. cles Microcos laterifolia Lin. Sp a. 1 y 583 ex TAE Folia ire iripllioria P A. ino a "
ls
VI CCCECCU OLLUT
latiore , utrinque glabra. , petiolo D non jiasadió ; pedunculi 2-3 , petiolis bre- piores triflori floribus parvis ; calicis lacinice angustæ, staminibus et petalis angustis longiores ; ; fructus pisiformis , scepé bilobus et dispermus. Ex Indià orientaliet Zey- loná. Car. ex Vahl et ex siccá.
IV. Species dose. aut minus cognitae.
.So. G. PETALA. ( ss XLIX, Ê d Folia tripollicaria obovata basi uos EAS et tri- pervia , crenulata su li axillares subsolitarii ramosi , divisuris brac- teatis 2-3-floris ; calix Eure quadripartitus ; petala nulla ; stamina calice pauló breviora , summo stipiti pistillifero inserta ; semen moisi PE Mao Ex Javá. Car. ex siccá. Defectus petalorum et calix quadripartitus et p affinitatem minuunt. : à
31. G. emtocarra. ( pl. zr, £ 3. ) Folia dei coryli) tripollicaria ovata , obiusé ser- . rata s suprà Mes subtis tomentosa, basi quinquenervia et hinc oditi pa perè pet lata ; pedunculi 1-3 axillares oblongi sæpè triflori ; colis pcc ; pelala um, angustissima parva , staminibus et calice breviora, non. basi dulosa : germen lanatum albidum, non aut n Ex Java. Car. ex siccá. À genere differt petalis non glandulosis et stipitis defectu , habitu tamen affinis. 2a bs À CELTIDIFOLIA, Folia á-pollicaria ovato-oblonga , basi latiore et hinc pros ductiore semicordata ( utin celtide) subquinquenervia , apice rotundato acuminata, . densé crenata , suprà passim ad nervos pilosa , subtàs tomentosa', brevé petiolata ; | pedunculi 1-5, imis ramulorum foliis axillan petiolis pani longues iiih os ùm observatus. Fructus in immaturo observatus , stipitatus pisiformis tomen-
tosus canescens. Ex Javá. Car. ex siccá. pen tou sed. folia subquinquer. via LT apice non ac to sed to; non terminales. An petala br ES |
I sy 1, p. 35; Lam. dict. 5, +5. Lin. Wild. ji Tener P- 106. — Folia pollicaria ovata obtusè que moti i l : a albida, basi latere altero obliqua, breið etiolata ; peduncu. [33 asilarbs waves iai - 2 give, Ex Ani RE Nescham dicitur. Car. ex Vahl.
1
94 ANNALES DU MUSÉUM `
MOUVEMENS DE LA MÉNAGERIE, ARTICLE où l’on fail connoître quelques faits 1 nouveaux E ` relatifs à l’histoire naturelle du er du Paca, du
Vautour roal des Chiens-mulets et de V Agouti.
P E. GEOFFROY.
$ E Du Jaguar.
N OUS nn aux née que le général Leda a fait faire dans le continent de l'Amérique, et au zèle éclairé du citoyen Daure, préfet colonial, qui l'a secondé dans cet objet, la possession de plusieurs animaux intéressans par les ren- seignemens qu'ils nous ont procurés; ce sont trois mes et le roi des vautours dans son premier plumage. £: On appelle jaguar, felis onza, un grand animal de la fa- mille des tigres dont la peau est couverte de taches ceillées sur un fond fauve ou jaunâtre; la plupart des voyageurs dans l'Amérique méridionale lui attribuent une grande taille. Ils s'étendent sur-tont sur ses cruautés et ses dévas- tations, qui remplissent tout le pays de la plus grande ter- reur; mais aucun , si ce n’est tout récemment M. d'Azzara , ne 5 Favoit décrit de manière à le bien faire reconnoitre : ! t description déce savant estimable n "'assigne-t-elle au jaguar. d'autre : différence, d'avec la panthère, di e i 1
Bufon qui cruten PpaBieridevs figures; PSE i 1
- SZILI Y a AN E: mn
: D'HISTOIR EON ATU R KLIE, 99 et l'autretom. 5 des supplémens, pl. 59, ne fit; ainsi que l'a setmerqué: mon savant et célèbre confrère M. re se
répéter la figure de l’ocelot, felis pardalis.
- Nous n’avions done sur ce sujet que des idées fort incer- taines, lorsque nous vimes arriver de Saint-Domingue un jaguar ; nous le trouvámes au premier aperçu si semblable aux panthères vivantes dans la ménagerie, que nous le ju- geámes de la méme espèce; et comme nous ne perdons pas de vue que Buffon a parfaitement bien démontré que les animaux de la zone torride d'un continent lui sont exclu- sivement propres , nous supposámes , (mais à tort, ainsique nous. l'apprimes dans la suite) que ce jaguar éloit une vraie pest d'Afrique qu'on avoit. trouvée à bord d'une. prise, et qu'on nous avoit ensuite expédiée. Nous nous étions ar- rétés à cette conjecture, lorsque le. général Rochambeau -nous fit un second envoi de jaguars , avec l'avis bien po- -sitif qu'ils avoient été tirés du continent ; de plus, P auteur, de di dediidlirag)dep: du: Faragsay, M. d'Az - que nous ax éder en ce moment à Paris, nous sachant ekra ‘quelques doutes à cet égard, voulut bien se transporter avec nous dans la ménagerie pour -nousfaire part de ses observations ; il reconnut nos jaguars - pour les animaux qu’il avoit vus etdécritsdans ME _de manière que nous crümes un moment que cette, « _ressembloit inita feit à la panthère, gt wainsi la loi | que. |
s animar cocta méridionales, étoit en e point frap pée d'un ne exception, . E. bous:fümes. bientát.ayerti. - dé notre erret quand,
7 à V luta hod iol oos. ET tn
96: ANNALES DU MUSÉUM celledes panthères, au contraire , qui ont comme les jaguars l'habitude de se faire entendre aprésles repas; serapproche davantage du rugissement du tigre; c'est un son rauque assez bien rendu par le bruit que fait une scie de long en mou- vement. Nous devions conclure de ces différences dans læa Voix , qui en font présumer d'assez grandes dans l'organe qui la produit, que nous avions sous les yeux deux espèces distinctes. Déjà Pennant les avoit réunies en uné seule qu’il regardoit comme commune à Ja zone torride des deux continens. Je me suis dès-lors attaché à comparer ces deux. animaux avec soin , et je leur ai trouvé les différences sui- vantes dont j'ai depuis vérifié la constance. sur un. trés- grand nombre de peaux , dans le riche nien de fourrures du citoyen Bechem. L La panthère ne grandit jamais acd ils ei à 25 5 déci métres; lé jaguar arrive à uneitaille presque double. Les. taches en roses sont plus petites et plus nombreuses sur là premiére ; quoiqu'elles ne soient pas distribuées régulière “ment en lignes, on peut estimer qu'il s’en trouve de chaque côté huit ou dix rangées , tandis qu'on en compte.quaire , cinq ou six seulement dans le jagan; ere dorsale: est formée dans celui-ci par une ou d taches noires. en totalité; rien de semblable ne se PRA dá dncpasthóre- ` qui a le doset la croupe ornés de taches œillées comme les: i flancs; Ja queue du jaguar est terminée par des “anneaux:
MTS Jk Es E - dtp *.r t LEE Es deca .*
que des den le cette couleur; le j jaguot. life, ee To: o K penthire p par s 'ses — zif est plus vigou eux - et pu; ntplus ipee son: « Pc oi pu wn peu moins de 1gueur ;.
x. e. "PA
D':HISTOLRE NATUREELLE 97 tout sa téte est plus courte et plus large :le chanfrein en est sensiblement plus saillant.
- Nous nous sommes: assurés que c'est à ceite espèce que les fourreurs donnent le nom de panthére, tandis qu'ils con- noissent sous le nom de tigre la vraie de dont les peaux leur arrivent d'Afrique.
“La peaudejaguar que nous avions si lon g-tempsn méconnue dans les visites que nous allons quelquefois rendre aux four- reurs, est la plusabondante de toutesles peaux tigrées, et cela ne doitpas noussurprendre aujourd'hui que nousconnoissons la source d’où on la tire : nosrelations sont plus fréquentes avec l'Amérique, et le théâtre où on les chasse bien plus étendu. Nous aurions lieu méme d'étre étonnés si, parmi les figures attribuées jusqu'ici à la panthere ; il n'y en avoit pas qui fussent faites d’après un vrai jaguar. Nous présu- ions que la planche 12. du 9.° volume de Buffon, dite pan- thére femelle, est dans ce cas: cette figure a été faite d’après un animal qui vivoit à la ménagerie de Versailles, et dont on ignoroit l’origine jlag andeur des taches de ce quadrupède, et la RO qu'ena faite Daubenton, ne conviennent en effet qu'au jaguar.
Cet article, en ipdank aahi eps Phistoire. naturelle des animaux tigrés, est bien loin de répondre à toutes les questions qu'on seroit tenté de faire à leur sujet. S'en trouve-t-il deux mépénes distinct en „Afri ue, l'une vers les RS Lit DE: 1: , Keds ascia Mas m ana ins) que l'a cru Buffon et qu'il l'a établi so sous us lesnoms de panthéres et de léopards; ou devons-nous, comme le pensele citoyen. Cuvier, les réduire à une seule? Enfin. faut-il aussi sur le iémoignage de Marg Grave et deM. d'Azzara, croire àl'xis- |
93 "C ANNALES DU MUSÉUM: tence de deux espèces de jaguar en Amérique? M.d' Azzará n'a pas vu par lui-même ces deux espèces, mais on l'a in+ formé quil y en avoit une dont le naturel étoit moins fé- roce , la peau moins belle, les jambes plus longues'et les pieds de devant plus petits; et que l'autre, au contraire; quoique de méme taille, étoit plus basse sur jambes, qu'elle avoit la tête et les membres plus gros, etles pieds de devant sensiblement: plusétendus; ce qui avoit: valu à cette dernière le nom de jaguar popé ou jaguar à large main. Suivant les mêmes rapports, ce popé a le pélage plus rougeâtre, les taches noires d'une nuance plus claire , et le poil plus court, luisant et couché. Ce popé est aussi plus fort , plus féroce et plus audacieux, et l'on assure qu’il attaque , tue et. mange les hommes, ce que n'ose — le dini: à main étroite. | Quoiqu'ilen soit, ilest certain qu'il existe de E eu jit rique un autre uon tigré de méme taille, dont les auteurs systématiques ont négligé de faire mention ; c'est un qua- drupéde à taches œillées comme le jaguar, ait le fond du pélage est noirátre;: ces taches en roses se détachent sur ce fond, parce qu "elles sont dun noir plus foncé. M. d'Azz Va connu sur oui-dire ; il est fort rare au T nous le savons vivant à la ménagerie du du roi d'Angl Cen’est vraisemblablement qu’une variété du jaguar ordinaire. ' En attendant que nous puissions nous faire une opinion
Tec diverses questions, nous demanderons à nos cór-
respondansde ne jamais nous envoyer de peaux tigrées sans petra la peine de nous indiquer leur origine et la taille óù arrivent les animaux d’où elles proviennent; ces four- Tures étant un objet i important de commerce ; tout rensei gnement qui les concerne est précieux. |
p HISTOIRE-NATTURELLE. 99 SONUS Lo: »c0$ HX Du Paca. boe)
[oHgs : : Le général César Berthier à son retour de T'aba go, a fait présent à la ménagerie d’un paca et de deux agouus. Ces animaux sont entrés en amour dans les derniers jours de nivôse. C'est cet événement qui a causé la mort du paca: il avoit jusqu 'alors patiemment supporté sa captivité ; ; mais pressé sans doute d'aller à la recherche d’une femelle, il voulut. sortir de sa cage, et crut y réussir en s’élançantavec force contre les barreaux de sa: loge; ou en cherehant à les écarter par une forte pression de sa tête: il finit par se blesser grièvement, et par périr. . On lit la description du paca L. presque tous les : voyag ges qui traitent de l'Amérique - méridionale „et dans les ouvrages des zoologistes ; cependant nous ignorions | encore un des faits les plus curieux de son organisation. Daubenton, dans sa description du squelette , Sest borné à remarquer que larcade zygomatique . . toit «diris eb; descendoit très-bas. Cette partie. du. crà "T résente cette anomalie que parce que l'os de la e est d'une étendue très- considérable. C'est une particularité qui mérite d’être dé- crite avec détail. < Dans un cräne d'un Taake et sé de long, cel. iog ai dé, devanten arrière, 6 centimètres sur 4. de hauteur; sa Prier est celle. d'un demi-ellipsoide alo " n de manièrt sa grandeur , il con ribueencore, par 5, à donner à Ja tète une largeur considérable ; xtériei re est toute 1 mammelonnée ; ; interne est
de los temporal Piden la méme étendue (de d E. timétres de long sur 6 de hanteur) > pareillement sillonnée
100 ANNALES DU MUSÉUM en dehors, et terminée en arrière par une aréte circulaire. Depuis long-temps nous avionsremarqué cette organisation dans notre squelette du paca, sans soupçonner quel en pou- voit être l'objet. Nous fümes donc très-étonnés lorsque nous pümes , à notre àise, examiner le paca qui venoit de mourir, de découvrir une large fente au-dessous de la saillie des pommeltes. Nous apprimes, en sondant, que cette ouver- ture conduisoit à une cavité assez profonde , et nous vimes que cette bourse étoit formée par un large repli des tégu- mens communs : en effet, la peau aprés avoir recouvert l'os de la pommette à Mattis extérieure, se replioit vers le bord libre de cette pièce osseuse , pour l'enfermer dans sa presque totalité , ou pour en aller du moins tapisser la face interne: elle toeni ensuite sur elle-même pour con- tribuer à former la lèvre supérieure.
Indépendamment de cette poche qui s'ouvre au-dehors, et à laquelle il est difficile d'assigner un usage, le paca est pourvu d'abajoues ; elles sont si grandes que lorsqu'elles se trouvent gonflées par la présence de quelques corps étrangers, elles remplissent tout l'espace compris sous los de la pom- mette: dans ce cas-là , les deux replis de la peau dont l'un tapisse la face i integiis de cet os, et l'autre forme les tégu- mens extérieurs de l'abajoue s'appliquent Pun sur Pautre, et dès-lors on n'apercoit plus de fente sur les côtés de p bouche. En dernière analyse, l'os de la pommette fait, l'égard de ces abajoues , l'office d'une calotte ou d'une es- pèce de boîte qui les préserve de tout contact fácheux ; mais en méme temps le paca est privé de la faculté qu'ont. les singes de comprimer du poing l'abajoue quand elle est pleine pour faire glisser sous les dents tout ou partie des alimens ; nous n'avons pas vu qu'il portât ses doigts dans
D'HISTOIRE NATURELLE ` 101 Ja fente au-dessous des pommettes pouragir sur les objets emmagasinés dans ses abajoues; aussi il pourroit bien se faire que cette espèce de calotte ne procurát aux abajoues qu'un protecteur beaucoup plus préjudiciable qu'utile et agréable à l'animal. f ur did lere far € hace par Ia e Curie of X ay, H ên fid un guère fepe. des autres Gasiari foni l nom nom colo inss. $ III. Du Vautour royal dans son premier áge.
Quoique ce vautour , le 7. papa des naturalistes , ait resté quelque temps en route, il n'avoit pas changé ses pre- mières plumes: une maladie qui l'a beaucoup fait souffrir , et qui a causé sa mort, l'avoit empêché de muer à l'époque ordinaire. Cette circonstance nous procure l'avantage de posséder ce vautour dans son premier plumage ; nous l'avions déjà dans sa seconde année, tel à-peu-près que le citoyen Levaillant l'a figuré dans se$ oiseaux d'Afrique, pl. XIII. À cette occasion nous rendrons justice à la sagacité de cet - habile et estimable naturaliste qui, d'aprésl'état du deuxième plumage, a parfaitement deviné les couleurs du premier qu'il ne connoissoit point alors, et qui n'avoient été en D décrites par personne.
-Le vautour qui vient d’être adressé au Muséum , est en- | tièrement noir; sous ses plumes apparentes en sont d'autres qui sont blanches, et qui ne se voyent que ‘quand le plu- mage est dérangé : les cuisses et les Hancs : ontles premiers à blanchir; la partie nue du cou n’a pas les couleurs vives jue e dans oiseau adulte; elle est t d'un brun-
mencer à crolife! et le plumage de fa tête s 'annonçoit seule- ment par un duvet noirátre assez S clair semé. z 4. 14
102 ANNALES: DU; MUSÉU M $ IV. Des Chiens-mulets. | -
Il est né , le 5 pluvióse dernier , à la ménagerie , huit mu- lets provenant d'un dogue de De race , et d'une louve. qui avoit perdu une de ses pattes dans un piége. Ces deux ani- maux ont vécu ensemble dans une petite cour par où l'on fait le service de la ménagerie; la louve avoit assez de douceur ; on pouvoit l'approcher et la toucher sans en re- cevoir. d mauvais iraitemens, Le dogue couchoit la nuit dans son voisinage, et passoit souvent le j jour auprès d'elle. Cependant, on ne vit pas qu il s'établit entre eux de familia- rité, jusqu'au moment où la louve devint en chaleur. L'ac- couplement eut lieu le 4 frimaire , et fut renouvelé le sur- lendemain. Ce fait a eu des témoins dignes de foi ; j'en fus informé dés cette époque par le rapportqui m'est fait chaque jour en ma qualité de premier administrateur de la mé- nagerie;il n'y a pas de doute à élever sur ce fait, puisque les chiens-mulets sont presqu entièrement STATE à leur père, et on sait .qu'elle différence il y a entre un dogue à à tète carrée, et une louve dont le museau est pointu ( et assez effilé. E existence de chiens-mulets a été d. temps con- testée d' après des expériences | qui n'avoient pas obtenu de succés, mais on commença à n'en plus douter dés 1775. Buffon lui-même écrivit, dans le 7.° volume de ses supplé- mens; l'histoire d'une famille de chiens-mulets qui fut suivie jusqu'à à la quatrième génération: il remarque que ces métis tenoient beaucoup. plus de leur pére qui étoit un chien braque, mais que cependant ils avoient plusieurs. traits de ressemblance avec la louve leur mère. Le fait ‘dont nous
rendor pte prouve ‘beauco up pl olun tl'influence
D'HISTOIRE NATURHELLE. iod du père sur le produit de la génération. Les louveteaux naissent avec un duvet droit et frisé, avec la queue très- courte et le museau fin et aigu. Nos chiens-loups, au éon- traire, ont le poil d'une seule nature, roide , fourni et còu- ché. Ils ont la. queue assez longue pour former le quart dela longueur totale; leur museau est large et les lèvres supé- rieures déjà pendantes. Les huit chiens de cette portée sont entre eux tout-à-fait semblables du côté de la forme et de, la taille, mais ils different par les couleurs : Hs ont tous lex- trémité du museau , le ventre , les doigts ct l'extrémité de la queue blancs: dans deux individus, cette couleur est plus étendue sur la queue , lés pattes, la tête, le cou et les flanes; et dans un. de ces deux-ci, il y a en outré une táche sur la croupe. Quant aux couleurs du dós, six sont bruns; et les deux autres du méme fauve que la mére; tous ont. l'aréte dorsale plus foncée et les oreilles et une partie du museau noirs ; enfin des deux individus dans lesquels la couleur blanche domine, l'un est fauve en-dessus , brun On voit, d 'aprés cela , qu'on ne trouve dans aucun de’ cad animaux le pélage des louveteaux nouveaux-nés : aucun d'eix n'offre aussi les couleurs du père qui avoit le poil d'un très- been lane, relevé per x ed tachea couleur dn iem au lait. - 65 bod i
Nous avons ont la dap + A portée à dic Hie chienne; la louve a beaucoup de soin de ceux qu'on lui a laissés : Ka est devenue inquiète et féroce méme, par ten- dresse pour ses petits. Nous en avons pourtant perdu plu~ sieurs: à mesüre que ceux qui nous restent croitront en âge, nous étudierons leurs moeurs , et nous en rendrons compte dans nos Annales.
14 *
104 ANNALES DU MUSÉU» $ V. Del’ Agouti.
L'accouplement des agoutis a eu lieu le 25 nivóse : le mâle fut forcé d'employer plusieurs jours à y résoudre sa femelle ; la résistance de celle-ci ne fit, comme on le pense bien, qu'accroitrela vivacité de ses désirs; ainsi faisant usage de ses dents incisives, il commenga par la saisir au cou, dans la vue seulement de se procurer un point d'appui; mais bientót lassé dela voir toujours ou se soustraire àses poursuites, ou se rouler sur elle-méme lorsqu'il l'avoit atteint, il n'eut plus pour elle les mémes ménagemens. Animé d'une fureur difficile à peindre, il s’attacha à la ré- duire par le sentiment de la douleur, et il en obtint effec- tivement , au moyen de larges blessures à la nuque du cou, la docilité qu'il lui souhaitoit, Il n’y a pas lieu d’être étonné, à l'égard de l'apouti, de ce défaut. d'intelligence dans les deux sexes, pour l'accomplissement de l'acte de génération; lintromission de la verge ne peut se faire qu'en causant à la femelle les douleurs les plus vives, attendu que le mâle a le gland du pénis non-seulement armé comme celui des chats , de papilles dures et aiguës, mais en outre de deux petites lames osseuses dont le bord tranchant est dentelé ‘en scie, et dont les dents sont dirigées en avant. "huie
D'HISTOIRE NATURELLE. 105
SUITE DES MÉMOIRES. Sun les fossiles des environs de Paris.
Par LAMARCK.
GENRE K AT ou SABoT. Turbo.
BER PER GEN.
Testa univalvis , conoidea T db. petis d. in- tegra , rotundata , edentula ; marginibus "RES semper disjunotis j H ; columelld si rape e E
OBSERVATIONS. *
urn sabots que lei amateurs de coquilles nomment lima- cons à bouche rouge, ne diffèrent des monodontes que parce que la base de leur columelle se confond dans le bord droit, et ne forme point une dent saillante dansl'ouverture.
Ces coquilles ont de grands rapports avec les hélices; elles semblent méme ne s'en distinguer que par des caractères peu prononcés. Néanmoins ce sont des coquilles marines dont l'animal porte un opercule , et qui ont toujours une épais- seur remarquable ; au lieu que les hélices sont toutes ter- restres, et n'ont jamais d'opercule adhérent à l'animal. D'ailleurs la rondeur de l'ouverture des sabots n'est point
106: SACON'N ALES AKU a MUS ÉUM
altérée ou échancrée par la saillie de l'avant-dernier tour de spire, comme dans les hélices, ce qui les en Pape au premier aspect. aor) ,
Il est plus facile de sé 'wütnper à Er dir dés: jeunes’ cy- clostomes, et de les prendre alors pour des sabots; parce que la plupart des cyclostomes non adultes, ont encore les bords de leur ouverture disjéinits! supétieurement. Par la suite ces bords se réunissent circulairement ; au lieu que dans les sabots ils ne se réunissent jamais.
On connoit un grand nombre de sabots actuellement vivans et que loti `a récueillis dans l'état" frais: tels sont le iurbo marmoreus de Linné, son, turbo argyrostomus , etc. Mais on ne possède encore qu'un très-petit npare m p de ce genre dans létat fossile. à A pis in ESPÈCES POSSILES. eve
t M - € M à E ï: ain à petites écailles. AUR = r - x
Turbo ( squamulosus ) conoideus , acubué ; SERRE 3 sulcis enfin quinis
squamulosis : squamis. paina ne 0 TA
L. n. Presles , Grignon. Cette coquille , quoique : sans cle par son élat fossile , .- ressemble un peu. par son aspect au £rochus pharaonis de. Linné; mais : son Ouverture n'offre pas les mémes caracteres. C'est un cóne court, à sommet
pointu, et à base élargie. Les tours de spire sont convexes, un peu canaliculé - en leur bord supérieur, et chargés chacun are at dr . verses. Le dernier tour est plus grand que tous les autres pris ensemble. La t base de la eoquille est légèrement pilgnnés , ek prisimie en ombilic un peu
en spirale. Ce sabot w'a eius €— À den Dm
© Mon cabinet A ^ics m * Su pue ons. Turbo ( radiosus ) ghost ones medio; profundà sulcosis ; apr
e. DTE stri
D'HISTOIRE NATURELLE. 10%
dernier tour. La coquille est globuleuse, conoïde, large et longue de 6 ou 7 millimètres. Elle n'a que cinq tours de spire dont le dernier est beaucoup plus grand que les autres. Ces tours sont très-convexes , sillonnés fortement ou pro- fondément dans leur milieu , à sillons un peu carinės, et le dessus de chaque lour,ainsi que le dessous du tour inférieur, portent des stries fines et en rayons qui sont DE res eee. L'ouverture est bien arrondie.
Cabinet de M. | AS
3. Sabot hélicinoide. Vélin , n.° 46 , fig. 12.
Turbo ( helicinoïdes ) bo Couche ıs , nitidus , submaculosus ; anfractibus læ- vissimis ; basi subcallosd. n...
L. n. Grignon. Petite coquille orbiculaire-conoide , un peu aplatie, et qui n'a que 4 ou 5 millimètres de largeur. Elle ressemble tellement au zrocAus ves- tiarius de Linné par son aspect; qu'on pourroit soupconner qu'elle n'est qu'une variété de son analogue dans l'état fossile, Néanmoins son ouverture est plus arrondie, et sa base est moins calleuse. Les tours de sa spire sont lisses , luisans, tachetés ou comme marbrés , convexes , au nombre de 4.
Cabinet ds M. Defrance.
4. Sabot dentelé. Jin, n. 16, fig. 6 et 7.
Turbo( denticulatus ) globoso-conoideus, transversim striatus ; anfractibus medis
suhinaa; : carinis De PTE ÈS basi umbilicatá. n. —
- Linné. La i tre tours de spire, est striée transversalement , ;et la partie moyenne de ans tour offre deux crêtes ou carénes dentelées, armées en éperon, dont l'inférieure est un peu plus grande. La base de la coquille est sillonnée circulairement , et on voit au milieu un ombilic étroit , à demi- recouvert. Cette coquille n'a que 2 millimètres de largeur. Peut-être seroit-il plus convenable de la placer parmi les Er
PM: de m. Defrance.
DOM ECKE vou oo DE
"Or connoît diss les collections. lusieur s espèces i mo- nalang dans l’état fossile; mais on n’en a pas encoreren- contré dans les environs de Paris : au moins je n’en ai p £onnoisafliéi. o a oi
m M Rp e torte į y
+: Fe "x 3 P ideam 4 x EI LR | pl se
108 “ANNALES DU MUSÉUM GENRE XXX . Davrnivrz. Delphinula. CHARACT. GEN. ——
Testa uniwvalvis, subiscoidea vel abbreviato-conica , so- lida , margaritacea , umbilicata; anfractibus subas- peris. Apertura. rotundata : marginibus orbiculatim connexis, "x |
OBSERVATIONS.
Les coquillages que je propose ici comme devant cons- tituer un genre nouveau, ont été rapportés par Linnæus à. son genre £urbo ; mais ce genre établi sur la simple consi- dération de l'ouverture arrondie et entière de la coquille, - réunissoit des familles très-différentes, et particulièrement
-un grand nombre de coquillages terrestres et de coquillages marins. |
Pour faciliter l'avancement de nos connoissances dans la nombreuse classe des mollusques, j'ai cru convenable de séparer du genre/urbo de Linnæus, toutes les coquilles dont les deux bords de l'ouverture se réunissent circulairement š et de réduire le genre furbo à n'embrasser que des coquilles marines à ouverture arrondie, dont les deux bords sont
IN,
Cependant le genre cyclostome , tel que je l'ai prés nté dansmon système des animaux sans vertèbres , comprenoit
D'HIsTOTREI NATURELLE ' 10g encore, comme le urbo de Linnœus, des coquillés marines et des coquilles terrestres , ce qui est un inconvénient qu'on ne sauroit se dissimuler : car il n'est pas vraisemblable que l'animal qui habite les eaux marines, soit en tout conforme à celui qui vit sur la terre, et qu'il appartienne au méme genre; et en effet , la coquille d'un cyclostome marin, comme le turbo delphinus de Linné, son turbo distortus , le bord- straps des Hollandais (Favane , pl. 79 , fig. c , c. ), coquille très-rare que je nommerai daup/unule írigonostome , etc. est fort différente de celle d'un cyclostome terrestre, tel que le turbo lincina, le turbo labeo, le turbo elegans ( Velé- gante striée de Geoffroy), etc., etc. |
C'est pour parer à cet inconvénient grave, que je propose aujourd’hui de former , avec les cyclostomes marins, un genre particulier, sous k nom de dauphinule dont je viens d'exposer le caractère, et de réserver pour constituer les cyclostomes proprement dits, toutes les coquilles terrestres qui peuvent se rapporter à ce genre, e t dont le ‘caractère réformé sera exposé aprés. celui-ci. -
Les dauphinules sont des coquilles univalves en spirale discoïde , formant dans le plus grand nombre un cône très- abaissé. Elles ont l'ouverture ronde entière, à bords réunis circulairement comme dans les cyclostomes, mais non ré- fléchis en dehors. Ces coquilles sont toutes marines, assez épaisses, nacrées intérieurement ou sousleurcouc | et la plupart sont hérissées d’épines ou de tuber
leux, ou ont des stries longitudinales scabres. Les tours de
leur spire sont en général comme anguleux, ou offrent un
angle ou un bourrelet à l'entrée de l'ombilic. On. ne leur
voit point de columelle. Les coquilles fossiles qui appar- 4. 19
110 ANNALES DU SM US É U M
tiennent à ce genre, sont encore en petit nombre, Voici celles qu'on trouve dans les environs de Paris. .
ESPÉCES FOSSILE SS. fı Dauphinule en éperon. Vélin, n° 16, fig. 3.
Delphinula ( calcar ) spira depressa ; anfractibus scabris , medio carinatis : ca- riná spinis armalá. n..
E^ n. Grignon. Cette coquille : a ies de rapport avec le £urbo calcar de
— Linné et avec son rs dk mais la première n'a pas les deux bords
. de son ouverture ci en un cylindre détaché , et la seconde a des épines rameuses que notre coquille fossile ne présente pas. Elle est sub- discoide , à spire déprimée, et large d'environ 25 millimètres. Les tours de spire ont dans leur longueur des cordonnets parallèles chargés de. petites
_ écailles concaves qui les rendent rudes au toucher , et dans leur milieu une . carêne munie d'épines comprimées qui lui donnent la forme "e roue où . d'une mollete d'éperon.
Mon cabinet. -
å Danphinule rape.
- Delphinula ( lima ) orbiculato-convexa ; scubra transversim striata ; striis squa-
mulis concayis echinatis ; anfractibus subangulatis teretibus.
An turbo n. °7 et 8: Brand. Joss. hanton. p. 10 , t. 1 ,f. Re
à n. Couriagnon. Cette espèce est fort rapprochée de la précédente par ses rapports , mais elle manque de ces épines grandes et PRES qui donnent
..& la première la figure d'un éperon, .
. Celle-ci est orbiculaire , convexe ou en cône court et ates. Seaia sont cy-
> lindracés un peu anguleux, el ont des stries transverses , parallèles , chargées de petites écailles concaves qui rendent toute la Se rudé òu scabre comme une rape. L'ombilic est en grande partié lisse iñtérieurem mètre de cette. coquille est de 22 millimètres.
Mon cabinet.
m. Ys 3 4
f Te Nà
conique. y élin, n? 16 , fig. RU x Jetpf Lee Mig ) eoniepyramidat z ^ Mat levibus bicarinatis : : ul- timo «
L. n. Ben, pnis ae Petite coquille assez jolie, bien caractéris d'une forme ue, et à spire pointue au sommet. Elle est h ai le d ` millimètres , Pre bd d Là à 5 de largeur. Sa superficie est iss - mi tubercules ni feris mais les tours de sa spire présente
D'nisToERr NATURELLE, 111 ~ . éearlées et courantes. Le dernier tour se sépare des eus à: sa base. E’ -bilie est étroit et un pes en rampe diets Mon cabinet. 4. Dauphinule turbinoide. TM n.9 16 , fig. 4,
Delphinula ( turbinoïides)obtusè conica ; anfractibus obsoletè carinatis; striis transversis verticalibusque minimis. n.
L.n. Grignon. Quoique cette petite eoquille soit trés-distinete comme espèce , elle u'offre aucune particularité bien saillante. C'est un cône court, un peu obtus, et dont la hauteur n'est que de 5 ou 6 millimètres. Il à des stries verticales et d'autres transverses très-fines, On voit sur chaque tour de la spire ‘deux ou trois carênes pëu élevées ii les rendent légèrement anguleux.
L'ombilie est finement strié intérieurement. Malgré l'état fossile de la coquille, on trouve encore des individus qui conservent des couleurs , formant des taches rougeátres. ,
Cabinet de M. Defrance.
5. Dauphinule à bourrelet. Vélin , n.° 16, fig. 8.
Delphinula (marginata) orbiculaté-conscsa anfractibus levibus ; re t: mar- gine incrassato subplicato. n.
L.n. Grignon. Cette dauphinule ‘est presque dde; de la grosseur d'un pois dans sa maturité , et est composée de quatre ou cinq tours de spire
lisses, dont ceux du sommet sont striés très-finement. Elle est très-remar- quable en ce que F'ombilic qui est à la Baes de la Er ei rétréci à son
6. Seth a striée. Filin, n.". 19, fig. 9.- Delphinula ( striata ) orbiculato-convexa , transversim striata ; anfractus sub- angulatis ; umbilico spirali. w- L. n. inem Ceue re qui est assez commune à ip sing que h
Fi
sulcatis ; labro serrato, n
112 ANNALES, DU Muséum
B. Eadem sulcis minoribus.
L. n. Grignon. Petite coquille fort remarquable. par la profondeur des sillons qui ornent sa superficie. Elle est orbiculaire, convexe, un peu déprimée, et n'a que 6 ou 7 millimètres de largeur. Le bord droit de l'ouverture est ua peu sinué et comme denté en scie par l'effet des sillons qui s'y terminent,
Cabinet de M. Defrance,
8. Dauphinule canalifère, Vélin, n.° 16 LE AO. à Delphinula ( canali ifera ) orbiculato-convesa, cune: umbiliei margine sub- plicaio ; canali pira lante. aL. n. Grignon. Celle-ci est un | peu plus. petite que la Bibi, lisse à sa su- perficie, et n'a que trois tours de spire. Vue en dessous, elle a laspect d'un petit nautile ombiliqué. Le bord de son ombilic est froncé ou comme plissé , et dans son intérieur on apercoit un canal qui tourne en ils autour de l'axe de cet ombilic. : 2s Cabinet de M, Defrance. x | HUBS ias
GENRE XXXI MEUSE OME. . Cyclostoma.
cS GEN,
T'esta unibalois , Boia vel CO710€X0-COnÍcd , atia- phana ; —pra cylindraceis. A pertura circinata: ; marginibus pes : CONnexIs y > acutis enun.
TA